Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Basilique Notre-Dame du Folgoët au Folgoët dans le Finistère

Patrimoine classé Patrimoine religieux Basilique Eglise gothique

Basilique Notre-Dame du Folgoët

  • Place de l'Église
  • 29260 Le Folgoët
Basilique Notre-Dame du Folgoët
Basilique Notre-Dame du Folgoët
Basilique Notre-Dame du Folgoët
Basilique Notre-Dame du Folgoët
Basilique Notre-Dame du Folgoët
Basilique Notre-Dame du Folgoët
Basilique Notre-Dame du Folgoët
Basilique Notre-Dame du Folgoët
Basilique Notre-Dame du Folgoët
Basilique Notre-Dame du Folgoët
Basilique Notre-Dame du Folgoët
Basilique Notre-Dame du Folgoët
Basilique Notre-Dame du Folgoët
Basilique Notre-Dame du Folgoët
Crédit photo : Séraphin-Médéric Mieusement (1840–1905) Autres nom - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
377 Place de l'Église 29260 Le Folgoët

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1365
Vœu de Jean IV de Bretagne
1419
Dédiée par Alain de La Rue
1423
Consécration par Jean V
1427
Titre de basilique mineure
1708
Incendie de la nef
1840
Classement Monument Historique
2023
Grand Pardon des 600 ans
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise (cad. AB 87) : classement par liste de 1840

Personnages clés

Salaün ar Foll - Ermite et saint local Inspira la fondation du sanctuaire.
Jean IV de Bretagne - Duc de Bretagne À l’origine du vœu de construction.
Jean V de Bretagne - Duc de Bretagne (1399–1442) Consacre la basilique en 1423.
Anne de Bretagne - Duchesse et reine Finance la flèche nord (1505).
Alain de Coëtivy - Cardinal et donateur Érige le calvaire sud.
Émile Hirsch - Peintre verrier (XIXe) Conçoit les vitraux actuels.

Origine et histoire de la Basilique Notre Dame

La basilique Notre-Dame du Folgoët, située dans le Finistère, est un édifice gothique marial construit à partir de la fin du XIVe siècle sur l’emplacement où vécut Salaün ar Foll, un ermite breton du XIIIe siècle vénéré pour sa dévotion à la Vierge. Son origine remonte à un vœu du duc Jean IV de Bretagne après sa victoire à Auray en 1365, bien que les travaux aient débuté plus tardivement, vers 1380, avant d’être interrompus par la guerre. L’église, dédiée en 1419 puis consacrée en 1423 par Jean V, devient une collégiale et obtient en 1427 le titre de basilique mineure, bien que ce statut ne soit pas documenté avec certitude.

L’architecture de la basilique se distingue par son asymétrie, avec un transept incomplet et un jubé gothique en kersanton, unique en Bretagne, inspiré des modèles anglais comme celui de la cathédrale d’Exeter. Le monument subit un incendie en 1708, détruisant partiellement la nef, alors couverte d’un lambris en bois. Au XVIIe siècle, la tour sud, restée inachevée, est surmontée d’un étage à colonnes ioniques. Les vitraux, initialement réalisés par Allain Cap au XVIIe siècle, sont remplacés au XIXe siècle par des œuvres d’Émile Hirsch, exécutées par les ateliers Loglet, Queynoux et Poutet.

La basilique est profondément liée à la dynastie des Montfort, notamment Jean V, qui y ajoute une chapelle ducale au sud et un porche richement décoré, reflétant leur stratégie politique et religieuse. Le pèlerinage, favorisé par les ducs et la duchesse Anne de Bretagne, attire des fidèles jusqu’à aujourd’hui, avec des traditions comme les Pemp Sul (cinq dimanches mariaux en mai) et le pardon annuel de septembre. Classée Monument Historique dès 1840, elle reste un symbole du patrimoine religieux breton, mêlant histoire ducale, art gothique et dévotion populaire.

Le site abrite également un calvaire édifié par le cardinal Alain de Coëtivy, ainsi qu’un manoir canonial (Doyenné) construit grâce aux offrandes d’Anne de Bretagne. Les cloches, dont une fondue en 1560, et les vitraux narrant la légende de Salaün ar Foll, renforcent son caractère sacré. Malgré les destructions révolutionnaires (statues et armoiries bûchées), les restaurations du XIXe siècle ont préservé son intégrité, faisant d’elle un témoin majeur de l’art gothique en Bretagne et un lieu de pèlerinage toujours vivant.

L’organisation spatiale initiale, prévue avec des voûtes d’ogives, est modifiée en cours de chantier pour adopter un lambris de bois, choix typique de l’architecture bretonne. Le jubé, chef-d’œuvre du XVe siècle, échappe de peu à une restauration controversée en 1840 grâce à l’intervention de protecteurs comme Miorcec de Kerdanet. Les matériaux locaux (kersanton, granite de Kernilis) et les influences anglaises (motifs flamboyants) soulignent son originalité. Aujourd’hui, la basilique, intégrée à la paroisse Notre-Dame-du-Folgoët-Abers-Côte des Légendes, continue d’attirer les fidèles et les amateurs d’art sacré.

Liens externes

Autres patrimoines et monuments aux alentours