Basilique Notre-Dame du Roncier à Josselin dans le Morbihan

Patrimoine classé Patrimoine religieux Basilique Eglise gothique

Basilique Notre-Dame du Roncier

  • Place Notre-Dame
  • 56120 Josselin
Basilique Notre-Dame du Roncier
Basilique Notre-Dame du Roncier
Basilique Notre-Dame du Roncier
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Basilique Notre-Dame du Roncier
Basilique Notre-Dame du Roncier
Basilique Notre-Dame du Roncier
Crédit photo : rosier - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1900
2000
XIIe siècle
Reconstruction romane
XIIIe siècle
Agrandissement du chœur
XVe siècle
Travaux gothiques majeurs
Fin du XIXe siècle et début du XXe siècle
Restauration et réaménagement
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La clôture du choeur et les deux piscines du XVe siècle (cad. AD 90) : inscription par arrêté du 23 mai 1927 ; La basilique Notre-Dame-du-Roncier, en totalité, telle que délimitée et hachurée en rouge sur le plan annexé à l'arrêté (cad. DA 90) : classement du 22 juin 2020

Personnages clés

Olivier de Clisson Seigneur ayant transformé l’absidiole sud en oratoire.
Marguerite de Rohan Épouse d'Olivier de Clisson, associée à la transformation de l’absidiole sud.
Jean de la Bouère Grand vicaire ayant soutenu les travaux de la nef et du bas-côté sud.
Pierre-Marie Arsène Lafargue Architecte responsable de la transformation de la chapelle sud et de la réalisation de l’autel et des bancs.
René Michel Ménard Architecte ayant reconstruit la sacristie en 1895.
René Charles Ménard Architecte ayant élevé la flèche de la tour du chevet en 1949.

Origine et histoire de la Basilique Notre-Dame du Roncier

La basilique Notre‑Dame‑du‑Roncier, à Josselin, est une église paroissiale et un sanctuaire marial dont l’histoire architecturale s’étend du XIIe au XXe siècle. Reconstruite à la fin du XIIe siècle après la destruction de la ville, elle conserve des vestiges romans visibles dans le chœur et dans une arcade liée à une ancienne absidiole nord. La croisée du transept appartient au XIIIe siècle ; à la fin de ce même siècle le chœur est agrandi et le transept voûté en pierre, un procédé réservé aux grands sanctuaires médiévaux en Bretagne. À la fin du XIVe siècle, Olivier de Clisson et Marguerite de Rohan transforment l’absidiole sud en oratoire et chapelle privée, dite Sainte‑Marguerite. Entre 1461 et 1470 sont élevés la nef et le bas‑côté sud ; ces travaux, liés aux seigneurs de Rohan, semblent avoir bénéficié du soutien du grand vicaire Jean de la Bouère, dont les armes figurent dans une verrière du bas‑côté sud. Le bas‑côté nord est achevé en 1491, période où apparaissent aussi des marques de tâcherons sur l’élévation nord. Une tour carrée, comprenant une chambre forte, est ensuite implantée dans le bas‑côté nord ; sa partie haute s’écroule en 1705 et l’on place un clocher au sommet entre 1731 et 1734. Une importante campagne de restructuration a lieu à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle : la chapelle sud est transformée en 1890 par l’architecte Pierre‑Marie Arsène Lafargue, qui réalise aussi l’autel et les bancs, la chapelle nord est réaménagée pour le pèlerinage à partir de 1893, la voûte du chœur et celle du transept sont remplacées par des voûtes en plâtre en 1891, la sacristie est reconstruite en 1895 par René Michel Ménard et une nouvelle tour du chevet est engagée à la fin du siècle par les architectes Lagaury et Émile Libaudière. L’ancienne tour du bas‑côté nord et son clocher sont démolis en 1923 ; la flèche de la tour du chevet, restée inachevée pendant un demi‑siècle, est finalement élevée en 1949 sur les plans de René Charles Ménard. Les façades conservent une forte empreinte gothique du XVe siècle ; l’édifice, initialement en croix, présente aujourd’hui une configuration quasi rectangulaire regroupant la nef et le chœur, les deux transepts, les deux bas‑côtés et les chapelles Sainte‑Marguerite et Sainte‑Catherine, complétée par une tour moderne et la sacristie. À l’intérieur, les piliers romans séparant le chœur de la chapelle Sainte‑Catherine portent des chapiteaux sculptés de personnages, d’animaux et de volutes, et les fenestrages conservent d’anciens vitraux. Le clocher abrite plusieurs cloches, dont le bourdon Marie‑Joseph de Notre‑Dame‑du‑Roncier fondu par Cornille‑Havard en 1925. La clôture du chœur et deux piscines du XVe siècle sont inscrites aux monuments historiques en 1927 ; l’ensemble de l’édifice est inscrit en 1929 puis classé en 2020. La tradition locale rapporte une fondation légendaire remontant à 808, autour d’une statue de la Vierge trouvée dans un roncier, et de nombreux miracles y sont attribués, notamment des guérisons. Le pèlerinage et le pardon de Notre‑Dame‑du‑Roncier, connu sous le nom de pardon des aboyeuses, constituent toujours un moment fort de la vie paroissiale ; jusqu’au milieu du XXe siècle la procession était parfois accompagnée de véritables aboiements, et elle conserve des rites et la présence des autorités locales et religieuses.

Liens externes