Origines gallo-romaines IVe siècle (≈ 450)
Site nécropole christianisée hors les murs.
858
Première mention du sanctuaire
Première mention du sanctuaire 858 (≈ 858)
Reliques de saint Aphrodise attestées.
967
Première mention de l'abbaye
Première mention de l'abbaye 967 (≈ 967)
Citée dans un cartulaire.
1171
Remplacement des moines
Remplacement des moines 1171 (≈ 1171)
Douze chanoines succèdent aux bénédictins.
1209
Siège de Béziers
Siège de Béziers 1209 (≈ 1209)
Dommages probables lors de la croisade.
XIVe-XVe siècles
Transformations gothiques
Transformations gothiques XIVe-XVe siècles (≈ 1550)
Chevet, tour-clocher et rose ajoutés.
1700s
Rénovations du XVIIIe
Rénovations du XVIIIe 1700s (≈ 1700)
Surélévation et voûtes d’arêtes.
1983
Classement monument historique
Classement monument historique 1983 (≈ 1983)
Protection de l’église et du cloître.
2013-2014
Travaux de sauvetage
Travaux de sauvetage 2013-2014 (≈ 2014)
Stabilisation après 15 ans de fermeture.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise, aire de l'ancien cloître et bâtiments conventuels qui l'entourent (cad. PX 225, 238, 285) : classement par arrêté du 29 décembre 1983
Personnages clés
Saint Aphrodise - Premier évêque de Béziers
Martyr et saint patron de la ville.
Arnaud Amaury - Chef de la croisade
Responsable du siège de Béziers en 1209.
Origine et histoire de la Basilique Saint-Aphrodise
La basilique Saint-Aphrodise de Béziers, située dans le département de l’Hérault, est un édifice religieux aux origines remontant au Bas-Empire (IVe siècle), lorsque le site abritait une nécropole gallo-romaine christianisée. Au VIe siècle, cette nécropole s’organise autour d’un sanctuaire dédié à saint Pierre, puis à saint Aphrodise, premier évêque de Béziers, dont la première mention écrite d’un sanctuaire abritant ses reliques date de 858. L’abbaye est attestée pour la première fois en 967, et les chanoines remplacent les moines bénédictins à partir de 1171. La crypte, partie la plus ancienne, pourrait dater entre le 9e et le 16e siècle, tandis que l’abbatiale romane, partiellement conservée, présentait un plan allongé à trois nefs et un cloître démoli au XIXe siècle.
Le siège de Béziers en 1209, lors de la croisade contre les Cathares, a probablement endommagé la basilique pré-romane, conduisant à des remaniements gothiques majeurs aux XIVe et XVe siècles. Ces transformations incluent la construction d’un chevet gothique remplaçant l’abside romane, l’ajout de chapelles latérales, l’édification d’une tour-clocher massive au nord, et l’aménagement d’une rose sur la façade ouest. Au XVIIIe siècle, les bas-côtés sont surélevés et voûtés d’arêtes, tandis que les arcades du cloître, obturées, voient leur charpente remplacée par des voûtes en bois et plâtre. L’ancien réfectoire roman devient alors un cellier.
Classée monument historique en 1983, la basilique a souffert de graves problèmes structurels au XXIe siècle, nécessitant sa fermeture pendant plus de 15 ans en raison de murs se fissurant littéralement. Des travaux de stabilisation entre 2013 et 2014 ont permis sa sauvegarde. Aujourd’hui, elle est ouverte au public grâce à l’association Les Amis de Saint-Aphrodise, proposant des visites guidées depuis 2015 et des ouvertures exceptionnelles lors des Journées du Patrimoine. Son campanile de fer forgé, similaire à celui de la cathédrale Saint-Nazaire, et son histoire liée au premier évêque martyr de la ville en font un symbole patrimonial majeur de l’Occitanie.