Basilique Saint-Denis en Seine-Saint-Denis

Patrimoine classé Patrimoine religieux Basilique Eglise gothique

Basilique Saint-Denis

  • Allée des 6 Chapelles
  • 93200 Saint-Denis
Basilique Saint-Denis
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Basilique Saint-Denis
Crédit photo : Arnaud 25 - Sous licence Creative Commons
Propriété de l'Etat

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Rénovation par Suger
XIIIe siècle
Reconstruction de la nef
1793
Profanation révolutionnaire
XIXe siècle
Restauration majeure
1966
Devenue cathédrale
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'ancienne église abbatiale (cad. 2015 AM 1) : classement par liste de 1862 - Le jardin l'entourant : classement par arrêté du 19 août 1926

Personnages clés

Suger Abbé responsable de la rénovation majeure au XIIe siècle, introduisant des innovations gothiques.
Eugène Viollet-le-Duc Architecte responsable des restaurations majeures au XIXe siècle.
Sainte Geneviève Figure religieuse ayant relayé la dévotion autour du tombeau du martyr.
Louis XVIII Roi ayant fait ramener et rassembler les restes des tombeaux profanés pendant la Révolution.
Napoléon Ier Empereur ayant proposé de redonner à l'édifice une fonction mémoriale au début du XIXe siècle.

Origine et histoire de la Basilique Saint-Denis

La basilique Saint-Denis, située au centre de la ville de Saint-Denis en Seine-Saint-Denis, est une église de style gothique qui conserve l'ancienne fonction d'abbatiale et exerce le rôle de cathédrale depuis 1966. Elle s'élève sur une nécropole gallo-romaine et sur l'emplacement traditionnel du martyre de saint Denis, sanctuaire qui a reçu très tôt la dénomination de « basilique ». Les récits hagiographiques et les traditions — parfois incertaines — rendent compte d'une dévotion ancienne autour du tombeau du martyr, relayée par des figures comme sainte Geneviève et par des légendes populaires. Dès l'époque mérovingienne et carolingienne le lieu attire les sépultures princières : la nécropole devient progressivement le lieu d'inhumation des souverains françois et, à partir des Robertiens et des Capétiens directs, la nécropole royale par excellence. L'abbaye adopte alors une organisation monastique durable et compte, au long du Moyen Âge, une communauté nombreuse qui dessert le sanctuaire et ses pèlerinages. Au haut Moyen Âge l'édifice carolingien se dote d'une crypte annulaire destinée à accueillir les reliques et à recevoir les fidèles, et il conserve des éléments provenant de constructions antérieures, mais de modestes vestiges seulement subsistent des réalisations de Dagobert et de Charlemagne. Le IXe siècle est marqué par des raids vikings et des destructions partielles, puis par des aménagements défensifs et des reconstructions. À la fin du XIe siècle et surtout au XIIe siècle l'abbé Suger entreprend une importante rénovation : il construit un nouveau massif occidental avec rose et trois portails, rehausse le chœur, introduit de vastes baies et des chapelles rayonnantes et emploie la croisée d'ogives, innovations qui annoncent le francigenum opus, appelé plus tard art gothique. Les travaux conduits sous l'autorité de Suger conduisent à une double consécration et à la consécration du chevet en 1144 ; la lumière et la mise en valeur des reliques deviennent des principes organisateurs de l'espace liturgique. Au XIIIe siècle la nef vétuste est reconstruite, le transept et le chœur sont élevés et les tours de la façade sont achevées, tandis que le programme funéraire royal est réorganisé pour affirmer la continuité dynastique, expression visible lors de l'inauguration des monuments sépulcraux sous Louis IX. Les siècles suivants voient l'ajout de chapelles, des transformations décoratives et des projets architecturaux inaboutis, ainsi que des dommages lors des guerres de Religion ; la Révolution entraîne la nationalisation des biens de l'abbaye, la suppression de la communauté et, en 1793, la profanation systématique des tombeaux, le pillage du trésor et l'endommagement ou la dispersion des gisants. Au début du XIXe siècle Napoléon Ier propose de redonner à l'édifice une fonction mémoriale, fait procéder à des travaux de couverture et d'aménagement et installe une maison d'éducation ; sous la Restauration Louis XVIII fait ramener et rassembler dans la crypte les restes retrouvés dans les fosses révolutionnaires. De vastes campagnes de restauration se déroulent au XIXe siècle, d'abord sous la conduite de plusieurs architectes puis sous l'autorité d'Eugène Viollet‑le‑Duc, qui restaure, réorganise les tombeaux et répare de nombreuses mutilations héritées des décennies précédentes. Au XXe et au début du XXIe siècle des fouilles et des campagnes de conservation sont poursuivies, la basilique reçoit le statut de cathédrale en 1966 et fait l'objet de restaurations ciblées : la façade occidentale a ainsi été nettoyée et restaurée entre 2012 et 2015 et des campagnes de réfection du chœur et des vitraux se sont poursuivies jusqu'en 2023. Malgré ces interventions, la nécropole et la crypte ont souffert d'infiltrations, d'humidité et d'un manque durable de financements qui ont compromis l'état de certains caveaux et monuments funéraires. Le projet de reconstruction de la flèche nord, discuté depuis la fin du XXe siècle et soutenu par des financements publics et privés, a été relancé avec des études, des débats de conservation et le lancement officiel du chantier en 2025, accompagné d'un dispositif de médiation dit « La Fabrique de la flèche ». Aujourd'hui la basilique demeure à la fois un lieu de culte, une nécropole royale et un monument-musée présentant les tombeaux, la crypte archéologique et des collections d'orfèvrerie et de vitraux, tout en restant au centre des enjeux de conservation et d'interprétation de ce patrimoine majeur.

Liens externes