Origine et histoire
La basilique Saint-Joseph de Grenoble, construite au début du XXe siècle, remplace une église paroissiale du XVIIe siècle dédiée à saint Joseph, considérée comme la première en France sous ce vocable. L’ancienne église, située hors des remparts de Grenoble, fut démolie dans les années 1920 pour laisser place à l’actuelle basilique, conçue par les architectes Paul Perrin et Francis Girard. Consacrée en 1924, elle allie les styles romano-byzantin et art déco, avec une façade sobre et des intérieurs décorés de vitraux, d’un orgue et de chapelles.
La basilique est érigée en basilique mineure en 1937 par le pape Pie XI, à la demande de Mgr Caillot, en raison de son importance historique comme première église paroissiale française dédiée à saint Joseph. Elle abrite des symboles pontificaux comme un gonfalon (parasol jaune et rouge) et un tintinnabule. L’abbé Pierre y fut vicaire de 1939 à 1942, avant de rejoindre la cathédrale Notre-Dame. Les vitraux, réalisés par Louis Balmet, illustrent des scènes bibliques et la dévotion à saint Joseph.
Classée monument historique en 2022, la basilique intègre des éléments modernes comme un orgue restauré (40 jeux, 3 claviers) et un ascenseur pour l’accessibilité. Depuis 2010, elle accueille la pastorale des jeunes adultes du diocèse, avec des espaces rénovés comme le café associatif Isèreanybody? et une chapelle contemporaine ornée d’une œuvre d’Arcabas. En 2019, elle devient une paroisse personnelle dédiée aux jeunes, marquant un renouveau pastoral.
Le clocher, culminant à 55 mètres, évoque la tour Perret grenobloise, tandis que les aménagements intérieurs mêlent art déco et références romanes. Les cloches historiques, coulées en 1863, portent les noms de Mathilde, Valentine et Séraphie. Un chemin de croix contemporain (2014) et des locaux dédiés aux jeunes complètent cet ensemble, reflet d’une adaptation continue aux besoins spirituels et communautaires.
L’histoire de la basilique est aussi marquée par ses curés, dont François Coulaut (premier curé en 1696) et Gustave Ginon (président de l’Académie delphinale). Après une réorganisation diocésaine en 1999, elle retrouve son statut paroissial en 2019, sous l’impulsion de Mgr Guy de Kerimel, avec une vocation renforcée vers les jeunes adultes.