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Basilique Saint-Julien de Brioude en Haute-Loire

Patrimoine classé Patrimoine religieux Basilique Eglise romane

Basilique Saint-Julien de Brioude

  • La Basilique
  • 43100 Brioude
Basilique Saint-Julien de Brioude
Basilique Saint-Julien de Brioude
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Basilique Saint-Julien de Brioude
Basilique Saint-Julien de Brioude
Basilique Saint-Julien de Brioude
Basilique Saint-Julien de Brioude
Crédit photo : Jean-Pol GRANDMONT - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
43100 Brioude, La Basilique

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
500
800
900
1000
1100
1200
1300
1700
1800
1900
2000
fin IVe siècle
Fondation du premier sanctuaire
825
Édit d'immunité carolingienne
1095
Protection papale d'Urbain II
XIIe siècle (1er quart)
Début de la construction romane
1793
Destructions révolutionnaires
1840
Classement monument historique
1957
Érection en basilique mineure
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Basilique Saint-Julien : classement par liste de 1840

Personnages clés

Saint Julien de Brioude - Martyr et patron de la basilique Tombeau fondateur du sanctuaire (IVe siècle).
Grégoire de Tours - Historien franc (VIe siècle) Décrit le rayonnement précoce du pèlerinage.
Guillaume Ier d'Aquitaine - Duc des Guilhelmides (mort en 918) Inhumé près du tombeau de saint Julien.
Urbain II - Pape (1095) Place Saint-Julien sous protection pontificale.
Prosper Mérimée - Écrivain et inspecteur des Monuments (1837) Obtient son classement en 1840.
Aymon Mallay - Architecte diocésain (XIXe siècle) Dirige la restauration des peintures et clochers.

Origine et histoire de la Basilique Saint-Julien

La basilique Saint-Julien de Brioude, située dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes, est un édifice emblématique de l’art roman auvergnat. Classée aux monuments historiques dès 1840, elle se distingue par son mélange d’influences architecturales aquitaines, auvergnates et vellaves. Son histoire remonte à la fin du IVe siècle, lorsqu’un premier sanctuaire fut érigé sur le tombeau présumé de saint Julien, martyr local, par une dame espagnole en remerciement d’un vœu exaucé. Grégoire de Tours mentionne déjà son rayonnement, attirant pèlerins et moines, tandis que le duc Victorius, gouverneur wisigoth, l’enrichit de colonnes de marbre antiques, dont des vestiges subsistent dans la crypte.

L’église mérovingienne, peut-être détruite par un incendie, fut remplacée au VIIIe ou IXe siècle par une église carolingienne, dont témoigne une mosaïque du chœur. En 825, un édit lui accorde une autonomie fiscale (« immunité »), et un chapitre de 21 chanoines est attesté en 874, chargé de veiller sur le tombeau du saint. Brioude passe ensuite sous le contrôle des Guilhelmides, puis des comtes de Gévaudan et d’Auvergne. La construction de l’église romane actuelle débute au premier quart du XIIe siècle, favorisée par l’essor du pèlerinage et la position de Brioude sur les chemins de Compostelle. Le chapitre, puissant et autonome, obtient en 1095 la protection directe du pape Urbain II, puis confirme ses privilèges sous Pascal II et Louis VII.

Le chantier s’étale sur près d’un siècle, avec des campagnes successives : le narthex et les premières travées de la nef vers 1120-1130, le chœur et la lanterne du transept à la fin du XIIe siècle, puis les voûtes gothiques des trois premières travées au XIVe siècle. Le chapitre, seigneur de la ville, maintient son influence jusqu’à la Révolution, malgré les conflits internes reflétant les rivalités entre les familles de Mercœur et d’Auvergne. En 1793, la basilique est partiellement détruite (un clocher abattu, l’autre décapité), avant d’être restaurée au XIXe siècle par l’architecte Aymon Mallay, qui reconstruit les clochers et redonne vie aux peintures murales, comme celles de la chapelle Saint-Michel (XIIIe siècle).

L’intérieur de la basilique impressionne par sa nef de 74 mètres, ses colonnes aux chapiteaux sculptés (chimères, scènes bibliques, motifs antiques) et sa polychromie minérale issue de carrières locales. La crypte abrite les reliques de saint Julien, tandis que le déambulatoire et les chapelles rayonnantes illustrent l’influence du Puy-en-Velay. Les fresques, redécouvertes en 1957, dévoilent des scènes apocalyptiques et liturgiques, comme la victoire des archanges sur Satan. Le mobilier inclut des statues remarquables, dont une Vierge parturiente (XVe siècle) et un Christ en croix lié à une légende de guérison miraculeuse.

Le chapitre de Saint-Julien, composé de 40 chanoines et 40 clercs, jouait un rôle politique et religieux majeur. Les chanoines-comtes, issus de la noblesse auvergnate, portaient des fourrures en hiver et des coiffes noires, et vivaient dans des hôtels particuliers. Leur liturgie, étudiée à partir de bréviaires médiévaux, mêlait rites locaux et influences clermontoises ou puydômoises, célébrant notamment les saints locaux comme sainte Bonnette. Les pèlerins, entrant par les portes du transept, pouvaient vénérer les reliques à travers des fenêtres dédiées. La basilique, érigée en basilique mineure en 1957, reste un témoignage exceptionnel de l’art roman et de la vie canoniale médiévale.

Les restaurations du XIXe siècle, bien que controversées pour leur approche parfois reconstructive, ont permis de sauver l’édifice. Prosper Mérimée la décrivit en 1837 comme une « église byzantine d’un grand caractère », soulignant son originalité malgré les destructions révolutionnaires. Les vitraux contemporains (1983 et 2008) et les fouilles archéologiques récentes ont enrichi la compréhension de ce monument, où se croisent histoire locale, art roman et mémoire des croisades, comme en témoignent les chapiteaux évoquant le Saint-Sépulcre ou les croisés triomphants.

Liens externes

Autres patrimoines et monuments aux alentours