Basilique Saint-Nicolas de Nantes en Loire-Atlantique

Patrimoine classé Patrimoine religieux Basilique

Basilique Saint-Nicolas de Nantes

  • Place Félix-Fournier
  • 44000 Nantes
Basilique Saint-Nicolas de Nantes
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Basilique Saint-Nicolas de Nantes
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Basilique Saint-Nicolas de Nantes
Crédit photo : This photo was taken by Eusebius (Guillaume Piolle - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1186
Première mention écrite
XIe et XIIe siècles
Origines de la chapelle
XVe siècle
Agrandissement de l'église
1844
Début de la construction
1869
Bénédiction de l'édifice
1870
Achèvement de la construction
1882
Érection en basilique
1943
Bombardement de Nantes
1986
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'église Saint-Nicolas, en totalité, y compris le mobilier néo-gothique, place Félix-Fournier, située sur la parcelle n° 26 figurant au cadastre, section HI : inscription par arrêté du 20 novembre 1985 ; L'église Saint-Nicolas, en totalité, située sur la parcelle n° 26, figurant au cadastre, section HI : classement par arrêté du 6 novembre 1986

Personnages clés

Nicolas Travers Historien ayant étudié les origines de la basilique.
Pierre Ier de Bretagne Duc de Bretagne ayant intégré le secteur dans l'enceinte de la ville en 1226.
Pierre du Chaffault Évêque ayant ré-inauguré l'église en 1478.
Félix Fournier Curé ayant impulsé la reconstruction néogothique et l'élévation au rang de basilique.
Jean-Baptiste-Antoine Lassus Architecte ayant dirigé la construction de la basilique actuelle.
Adhémar Astier Fondeur des cloches de la basilique en 1882.
Pascal Prunet Architecte en chef des Monuments historiques ayant dirigé la restauration de la pierre extérieure en 2004.

Origine et histoire de la Basilique Saint-Nicolas

La basilique Saint-Nicolas de Nantes est une église catholique de style néogothique, située dans le centre-ville et l’une des deux basiliques de la ville avec Saint-Donatien-et-Saint-Rogatien. Ses origines remontent à une chapelle ou petite église paroissiale édifiée entre la seconde moitié du XIe et la fin du XIIe siècle; une mention d’un « cimetière Saint-Nicolas » en 1186 a conduit l’historien Nicolas Travers à évoquer une construction antérieure à cette date. Le secteur dépendait alors de la paroisse Saint-Similien et fut intégré à l’enceinte élevée par Pierre Ier de Bretagne en 1226. Au XVe siècle l’église fait l’objet d’importants travaux : le portail est cité en 1444, et, à partir de 1450, des agrandissements successifs entraînent l’acquisition de maisons contiguës et l’appui de la nef sur un tronçon de l’ancienne muraille, vestige encore visible rue Duvoisin. L’édifice agrandi est ré-inauguré par l’évêque Pierre du Chaffault le 24 février 1478 et se distingue alors par un vitrail monumental de vingt mètres et un autel orné de vingt-six statues. Au XVIIe siècle le clocher menace ruine et des fonds sont levés pour sa réparation ; des travaux datés de 1766 à 1772 préludent aux projets de reconstruction envisagés à la fin du siècle. L’ancien bâtiment comportait trois nefs séparées par un gros pilier, un chevet plat et un accès principal au sud, vers l’actuelle place Félix-Fournier. Jugée trop exiguë, l’église ancienne fit l’objet de projets de reconstruction au XIXe siècle : après plusieurs propositions — un projet néo-classique adopté en 1825 par l’architecte Ogée puis une option gothique imposée par le curé Félix Fournier à Alexandre Piel en 1836 — la direction architecturale revient finalement à Jean-Baptiste-Antoine Lassus, qui reprend le dossier en 1841. La première pierre est posée en 1844 ; l’édifice est béni en 1869 et achevé puis inauguré en 1870, la construction du clocher occupant les quinze dernières années du chantier. Bâti sur un terrain contraint et orienté nord-sud, l’édifice utilise le granite local et des pierres de Touraine ; le projet de Lassus, élève de Labrouste et collaborateur de Viollet-le-Duc, compte parmi les premiers chantiers néo-gothiques en France. La basilique est érigée en basilique mineure le 26 octobre 1882 ; le tombeau de Félix Fournier, décédé en 1877, est installé en 1883. Le mobilier néogothique fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques le 20 novembre 1985, et l’église elle-même est classée le 6 novembre 1986. L’édifice subit de lourds dégâts lors du bombardement du 16 septembre 1943 qui détruit une grande partie du quartier : la nef est crevée sur la dernière travée et trois travées du collatéral sud sont touchées, de nombreuses boiseries et le tombeau de monseigneur Fournier étant également endommagés. La reconstruction après-guerre s’échelonne de 1953 à 1974 avec l’architecte Ganuchaud chargé du suivi, le grand-orgue endommagé est démonté puis reconstruit en deux phases en 1963 et 1985, et des travaux sur la flèche sont menés entre 1975 et 1978. Une campagne de restauration de la pierre extérieure, en tuffeau et granit, est engagée en 2004 sous la conduite de Pascal Prunet, architecte en chef des Monuments historiques. Le clocher abrite une sonnerie de cinq cloches fondues en 1882 par Adhémar Astier : le bourdon « La Voix de Dieu dans sa force » (mi2, 7 270 kg), « Anne-Joséphine-Aimée » (la2, 2 896 kg), « Louise-Anne-Cécile » (si, 2 031 kg), « Joséphine-Elisabeth-Louise » (do#3, 1 451 kg) et « Céleste » (mi3, 876 kg); le bourdon figure parmi les dix cloches au son le plus grave de France et son mi2 est plus grave que celui du bourdon de Notre-Dame de Paris. Parmi les éléments remarquables de l’édifice figurent le clocher, le chevet et la flèche, la rosace du transept, la statue du portail et la flèche aux huit anges, la nef et le grand orgue, les chapelles dédiées à la Vierge et au bienheureux Ceferino, le monument à monseigneur Félix Fournier ainsi que le blason orné sur la porte sud. La basilique a été desservie par une succession de curés documentée du XVIIIe siècle à nos jours, parmi lesquels Félix Fournier (1836–1870) reste une figure marquante de sa rénovation et de son élévation au rang de basilique.

Liens externes