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Basilique Saint-Sernin de Toulouse en Haute-Garonne

Patrimoine classé
Basilique
Chemins de Compostelle UNESCO
Chemins de Compostelle - Voie de Toulouse ou d'Arles
Haute-Garonne

Basilique Saint-Sernin de Toulouse

    8 Place Saint-Sernin
    31000 Toulouse
Propriété de la commune
Basilique Saint-Sernin de Toulouse
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Basilique Saint-Sernin de Toulouse
Crédit photo : Didier Descouens - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1800
1900
2000
1083
Conflit avec l'évêque Isarn
fin XIe siècle (vers 1070-1096)
Construction de la basilique romane
24 mai 1096
Consécration par Urbain II
XIIe siècle
Achèvement de la nef
1804-1808
Destruction du cloître abbatial
1998
Classement UNESCO
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise Saint-Sernin : classement par liste de 1840

Personnages clés

Saint Saturnin (IIIe siècle) - Premier évêque et martyr de Toulouse Reliques vénérées dans la basilique.
Urbain II - Pape (1088-1099) Consacre la basilique en 1096.
Eugène Viollet-le-Duc - Architecte (XIXe siècle) Restaure la basilique entre 1860-1872.
Aristide Cavaillé-Coll - Facteur d’orgues (XIXe siècle) Conçoit le grand orgue en 1889.
Isarn (XIe siècle) - Évêque de Toulouse Tente de prendre le contrôle de l’abbaye.
Guilhem IV (XIe siècle) - Comte de Toulouse Soutient Isarn contre les chanoines.

Origine et histoire

La basilique Saint-Sernin de Toulouse, édifiée à la fin du XIe siècle, est l’une des plus grandes églises romanes d’Europe. Elle fut construite pour abriter les reliques de saint Saturnin (ou Sernin), premier évêque et martyr de Toulouse au IIIe siècle. Selon la tradition, son corps, découvert au IVe siècle par l’évêque Hilaire, devint un objet de vénération, attirant des pèlerins dès le Moyen Âge. Le sanctuaire primitif, agrandi au Ve siècle sous les évêques Silve et Exupère, fut remplacé par l’actuelle basilique, dont la construction s’étala sur plus d’un siècle, à partir de 1070.

La basilique fut un enjeu de pouvoir entre les chanoines de Saint-Sernin, l’évêque de Toulouse et les comtes locaux. En 1083, l’évêque Isarn, soutenu par le comte Guilhem IV, tenta de s’emparer de l’abbaye, mais le pape Grégoire VII rétablit les droits des chanoines. Consacrée en 1096 par le pape Urbain II, elle devint un lieu central pour les pèlerins de Compostelle, grâce à son plan adapté aux flux de fidèles. Son architecture, avec un déambulatoire et des chapelles rayonnantes, en fit un modèle pour les églises de pèlerinage.

Au XIIe siècle, la nef fut achevée, et des peintures murales, comme le Cycle de la Résurrection, ornèrent les murs. La basilique accumula des richesses grâce aux dons des pèlerins et des Toulousains, devenant un acteur économique et politique majeur. Après la Révolution, elle perdit une partie de ses bâtiments abbatiaux, détruits entre 1804 et 1808 pour créer une place publique. Classée monument historique en 1840, elle fut restaurée au XIXe siècle par Eugène Viollet-le-Duc, qui modifia certaines structures, avant des travaux de « dérestauration » au XXe siècle pour retrouver son aspect médiéval.

Saint-Sernin abrite 128 reliques, dont celles de six apôtres, ce qui en fait la deuxième église au monde en nombre de reliques après le Vatican. Son clocher octogonal, haut de 65 mètres, domine Toulouse et abrite un carillon de 18 cloches. L’intérieur, marqué par des chapiteaux romans et des fresques du XIIe siècle, conserve aussi des traces des conflits religieux, comme les galeries défensives ajoutées pendant les guerres de Religion. Aujourd’hui, la basilique reste un lieu de culte actif, une étape pour les pèlerins de Compostelle et un site culturel majeur, accueillant concerts et expositions.

L’orgue symphonique, construit par Aristide Cavaillé-Coll en 1889, est l’un des plus remarquables de France, avec 54 jeux et 3 458 tuyaux. La basilique, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1998, attire chaque année des centaines de milliers de visiteurs. Son histoire reflète les bouleversements religieux, politiques et artistiques de Toulouse, depuis l’Antiquité jusqu’à l’époque contemporaine.

Devenir actuel

La Basilique Saint-Sernin fait partie des 71 monuments ainsi que 7 portions de chemins sont inscrits depuis 1998 sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco sous le titre officiel de « Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France ».

Elle est sur le chemin de la Via Tolosana ou « voie toulousaine » qui passe par Toulouse, d'où son nom, mais son point de départ se situe à Arles d'où son autre nom de chemin d'Arles (via Arelatensis).

Liens externes