Construction de la bastide milieu du XIXe siècle (≈ 1950)
Domaine agricole avec moulins et parc
11 août 1993
Inscription monument historique
Inscription monument historique 11 août 1993 (≈ 1993)
Façades, toitures, parc et moulins protégés
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures de la bastide proprement dite et la parcelle qui la supporte, y compris l'allée circulaire et les éléments composant le parc (cad. N 18) ; la tour de l'Immaculée Conception en totalité (cad. C 26) ; la grande allée dite de Tour Sainte et la parcelle qui la supporte (cad. C 27) : inscription par arrêté du 17 janvier 2001
Origine et histoire
La bastide de Montgolfier-la-Tour-du-Pin est une propriété rurale située dans le 14e arrondissement de Marseille, à la limite des quartiers du Merlan et de Sainte-Marthe. Construite au milieu du XIXe siècle, elle incarne l’architecture des bastides provençales, associant une demeure principale, des bâtiments agricoles (ferme, grange), un parc paysager, deux moulins à vent et un belvédère. Ce type de domaine reflète l’évolution des exploitations agricoles sous l’influence des modèles modernes de l’époque, mêlant production céréalière et esthétique paysagère.
Les deux moulins à vent, dits moulins de Vento, sont intégrés à une ferme modèle transformée en parc. De type tour et dépourvus de mécanisme, ils auraient servi de moulins à farine avant d’être aménagés en belvédère. Le domaine, inscrit partiellement aux monuments historiques en 1993 (façades, toitures, parc, moulins et belvédère), est aujourd’hui propriété de la Ville de Marseille. Il abrite une ferme pédagogique, illustrant la réappropriation contemporaine du patrimoine rural à des fins éducatives et culturelles.
L’inscription au titre des monuments historiques en 1993 a permis de préserver les éléments emblématiques du site, tout en soulignant son rôle dans l’histoire locale. La bastide, avec ses dépendances et son parc, témoigne des pratiques agricoles du XIXe siècle en Provence, tandis que sa transformation en espace public reflète les enjeux actuels de transmission du patrimoine. Les coordonnées précises (2 traverse Cade) et son statut communal en font un lieu accessible, ancré dans le paysage marseillais.