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Bastion du Gabut à La Rochelle en Charente-Maritime

Patrimoine classé Patrimoine défensif Bastion

Bastion du Gabut à La Rochelle

    Bastion du Gabut
    17000 La Rochelle
Propriété d'une société privée
Crédit photo : Thierry Collard - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1373-1376
Construction de la muraille du Gabut
1568
Édification du bastion
1858
Percement de la porte Saint-Nicolas
26 février 1990
Inscription aux monuments historiques
Fin du XIXe siècle
Démolition partielle du bastion
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Bastion du Gabut et rempart : ensemble des vestiges (cad. EI 231) : inscription par arrêté du 26 février 1990

Personnages clés

Scipione Vergano - Ingénieur militaire Concepteur du bastion en 1568.
Saint-Hermine - Commanditaire des fortifications Ordonna les travaux en 1568.

Origine et histoire

Le Bastion du Gabut, situé à La Rochelle, fut édifié en 1568 par l'ingénieur italien Scipione Vergano dans le cadre des travaux de modernisation des fortifications commandés par Saint-Hermine. Ce bastion fut construit en partie avec les débris de l'église Saint-Sauveur, détruite par les protestants, et doté d'un parapet en brique. Il s'intégrait à la muraille du Gabut, érigée entre 1373 et 1376 pour protéger le front sud de la seconde enceinte médiévale, réutilisant les pierres du château Vauclair après sa démolition.

La muraille du Gabut, construite entre 1373 et 1376, avait pour but d'enclore la lagune de la Petite-Rive et de renforcer le système de défense du port de La Rochelle. Elle reliait la porte et la tour Saint-Nicolas, marquant le front sud de la deuxième enceinte médiévale. Ce projet fut réalisé après le retour de la ville sous la Couronne de France, utilisant les matériaux du château Vauclair, alors démoli.

Au XIXe siècle, le bastion subit des modifications majeures : en 1858, une nouvelle porte Saint-Nicolas fut percée dans la courtine pour faciliter l'accès à la gare nouvellement construite. Vingt ans plus tard, la courtine fut démolie, suivie par la destruction partielle du bastion lui-même à la fin du XIXe siècle. Malgré ces transformations, les vestiges restants furent inscrits aux monuments historiques par arrêté du 26 février 1990, reconnaissant leur valeur patrimoniale.

Aujourd'hui, le Bastion du Gabut est la propriété d'une société privée. Bien que partiellement démoli, il témoigne des évolutions architecturales et stratégiques des fortifications de La Rochelle, depuis le Moyen Âge jusqu'à l'époque moderne. Son parapet en brique et ses vestiges rappellent les techniques de construction militaires de la Renaissance, ainsi que les conflits religieux qui ont marqué la région.

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