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Frise chronologique
1532
Origine du corps en pan de bois
Origine du corps en pan de bois
1532 (≈ 1532)
Partie médiévale aujourd’hui disparue.
1592
Modification du bâtiment
Modification du bâtiment
1592 (≈ 1592)
Date gravée sur le pan de bois.
1669
Construction du portail nord
Construction du portail nord
1669 (≈ 1669)
Élément Renaissance tardive conservé.
1673
Porte ouest datée
Porte ouest datée
1673 (≈ 1673)
Exemple d’architecture baroque alsacienne.
1929
Premier arrêté de protection
Premier arrêté de protection
1929 (≈ 1929)
Radié en 1952, entraînant des démolitions.
1952
Démolition du corps médiéval
Démolition du corps médiéval
1952 (≈ 1952)
Remplacement par un supermarché.
15 octobre 1992
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
15 octobre 1992 (≈ 1992)
Protection partielle des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures sur cour, à l'exception de la construction du XXe siècle à l'Est (cad. BE 63) : inscription par arrêté du 15 octobre 1992
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Les sources ne mentionnent aucun acteur historique. |
Origine et histoire
L'immeuble au 7, place de la Cathédrale à Colmar est un édifice emblématique de la deuxième moitié du XVIIe siècle, dont les façades et toitures sur cour (hors constructions du XXe siècle) sont inscrites aux monuments historiques depuis 1992. Le portail nord, daté de 1669, et la porte ouest de 1673 illustrent une Renaissance attardée en Alsace, visible dans les fenêtres et portes ornées. Ces détails architecturaux reflètent une période de transition stylistique, où les influences classiques se mêlent aux traditions locales.
Le bâtiment a subi une démolition partielle en 1952 après la radiation d’un arrêté de protection de 1929. Cette perte a concerné son corps en pan de bois, datant de 1532, 1592 et 1669, ainsi qu’un pigeonnier, remplacés par une extension moderne (supermarché). Ce cas exemplifie les tensions entre préservation patrimoniale et urbanisation au XXe siècle, particulièrement dans les centres-villes alsaciens.
Aujourd’hui, l’immeuble appartient à une société privée et conserve des traces de son histoire complexe, entre héritage médiéval (pan de bois disparus) et transformations baroques. Son inscription partielle en 1992 protège les éléments les plus représentatifs de son architecture d’origine, tout en témoignant des compromis liés à la modernisation urbaine.