Frise chronologique
1946
Lancement du projet
Lancement du projet
1946 (≈ 1946)
Edmond Bocage initie les plans du bâtiment.
1947
Approbation du plan
Approbation du plan
1947 (≈ 1947)
Plan de reconstruction validé pour Dunkerque.
30 décembre 2010
Protection du monument
Protection du monument
30 décembre 2010 (≈ 2010)
Inscription des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures, avec le sol du hall d'entrée circulaire et le portail latéral et ses quatre piliers (cad. AI 412) : inscription par arrêté du 30 décembre 2010
Personnages clés
| Edmond Bocage - Architecte |
Concepteur du bâtiment en 1946. |
Origine et histoire
Le bâtiment des Phares et Balises de Dunkerque s’inscrit dans le contexte de la reconstruction de la ville et de son port après les destructions de la Seconde Guerre mondiale. Approuvé en 1947, le plan de restauration mêlait modernisme urbain et éléments traditionnels comme la brique rouge. Ce projet, moins marqué par l’innovation que d’autres, fut confié à l’architecte Edmond Bocage dès 1946. Il prévoyait des bureaux, des logements pour le gardien et les ingénieurs, ainsi qu’un parc de balisage pour le matériel maritime récupéré.
L’édifice, organisé symétriquement en forme de U, se distingue par une tour centrale en saillie et une cour arrière. Ses deux étages, surmontés d’un toit à quatre pentes, combinent des matériaux traditionnels (briques, pierres) et modernes (béton armé dissimulé). Les façades et toitures, ainsi que le hall d’entrée circulaire et son portail, ont été protégés par un arrêté d’inscription en 2010. Le bâtiment incarne ainsi l’équilibre entre héritage architectural et fonctionnalité post-guerre, tout en affichant les symboles propres au service des Phares et Balises.
Implanté le long du quai des Anglais (aujourd’hui quai des Américains), ce monument illustre la volonté de redonner à Dunkerque une infrastructure portuaire opérationnelle, tout en préservant une identité visuelle ancrée dans le patrimoine local. Son architecture, à la fois sobre et symbolique, reflète les enjeux de la reconstruction : efficacité, durabilité et mémoire collective. La localisation actuelle, 38 quai des Américains, confirme son ancrage dans l’histoire maritime de la ville.