Construction initiale XIe–XVe siècle (≈ 1550)
Édification des bâtiments canoniaux médiéval.
4e quart du XIXe siècle
Restauration médiévalisante
Restauration médiévalisante 4e quart du XIXe siècle (≈ 1987)
Transformation par Richshoffer et Schäfer.
10 février 1999
Protection officielle
Protection officielle 10 février 1999 (≈ 1999)
Inscription aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades, toiture et charpente du bâtiment canonial est, rue de la Nuée-Bleue (cad. 70 55, 56 (lot B) , 66) ; façades et toitures des bâtiments canoniaux nord et ouest, 8 et 8a, quai Kellermann et 2, 4, 6, rue Saint-Pierre-le-Jeune (cad. 70 166) : inscription par arrêté du 10 février 1999
Personnages clés
Richshoffer - Architecte
Médiévalise les murs-pignons en 1875–1900.
Karl Schäfer - Architecte
Intervient sur l'église voisine simultanément.
Origine et histoire des Bâtiments canoniaux
Les bâtiments canoniaux de Strasbourg forment un ensemble architectural composé de trois édifices entourant le cloître de l'église protestante Saint-Pierre-le-Jeune. Situés dans le Bas-Rhin, ils se répartissent entre la rue de la Nuée-Bleue, le quai Kellermann et la rue Saint-Pierre-le-Jeune. Leur construction s’échelonne entre le XIe et le XVe siècle, période durant laquelle ils acquièrent leur volumétrie actuelle, caractéristique de l’architecture médiévale religieuse alsacienne.
Au dernier quart du XIXe siècle, ces bâtiments subissent des transformations notables, notamment sous l’impulsion de l’architecte Richshoffer. Ce dernier intervient en parallèle des travaux menés par Karl Schäfer sur l’église voisine, en « médiévalisant » deux murs-pignons des bâtiments est et nord. Ces modifications s’inscrivent dans un contexte de restauration historique, où les façades deviennent parfois des enseignes commerciales, reflétant l’évolution urbaine de Strasbourg.
L’ensemble est protégé depuis 1999, avec une inscription au titre des monuments historiques couvrant les façades, toitures et charpentes des trois bâtiments. Ces édifices, aujourd’hui propriété privée, témoignent de l’histoire canoniale liée à l’église Saint-Pierre-le-Jeune et à son cloître, tous deux classés. Leur localisation précise, bien que documentée (rue de la Nuée-Bleue, quai Kellermann et rue Saint-Pierre-le-Jeune), reste d’une précision cartographique jugée « passable » (niveau 5/10).