Début des travaux 1684 (≈ 1684)
Excavation de la plate-forme par Vauban.
1696
Achèvement initial
Achèvement initial 1696 (≈ 1696)
Fin des travaux sous Traverse.
1813
Ajout de la tour-modèle
Ajout de la tour-modèle 1813 (≈ 1813)
Construction type 1811 en haut.
1888
Batterie souterraine
Batterie souterraine 1888 (≈ 1888)
Canons de 320 mm installés.
2013
Classement historique
Classement historique 2013 (≈ 2013)
Protection par arrêté ministériel.
2023-2024
Dégâts par tempêtes
Dégâts par tempêtes 2023-2024 (≈ 2024)
Tempête Ciarán endommage la structure.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La batterie et les vestiges militaires présents sur le site (notamment la batterie de Beaufort, la tour-modèle de type 1811 et les pièces françaises et allemandes) avec leurs sols d'assiette, en totalité (cad. D 736 à 738) : classement par arrêté du 25 avril 2013
Personnages clés
Sébastien Le Prestre de Vauban - Ingénieur militaire
Conçoit la batterie en 1683.
Jean-Pierre Traverse - Superviseur des travaux
Dirige le chantier jusqu’en 1696.
Duc de Beaufort - Commanditaire initial
Batterie voisine construite en 1665-1666.
Origine et histoire
La batterie de Cornouaille, aussi appelée Fort de Cornouaille, est une structure d’artillerie construite à partir de 1684 sur la presqu’île de Crozon, à Roscanvel, pour défendre l’entrée du goulet de Brest. Conçue sous la direction de Vauban, elle forme avec le fort du Mengant un dispositif de tir croisé rendant le passage maritime hautement périlleux. Les travaux, initialement prévus pour inclure une batterie haute, s’achèvent en 1696 après des interruptions liées à des contraintes budgétaires.
La batterie consiste en une plate-forme elliptique de 250 mètres, adossée à la falaise et équipée de 36 embrasures pour 30 canons (20 de 24 livres et 10 de 36 livres). Son armement et sa position, à quelques mètres au-dessus de l’eau, en font une pièce maîtresse de la défense côtière bretonne. En 1692, Jean-Pierre Traverse, superviseur de la tour Vauban de Camaret-sur-Mer, reprend le chantier après une pause financièrement motivée.
Au XIXe siècle, la batterie subit des modifications majeures : en 1813, une tour-modèle type 1811 est ajoutée en haut de la falaise pour surveiller la mer et se défendre contre les assauts terrestres. Entre 1840 et 1870, les embrasures sont comblées et les canons remplacés par des pièces à tir rapide. En 1888, une batterie de rupture souterraine est aménagée, abritant deux canons de 320 mm dissimulés dans la roche pour cibler les navires cuirassés.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands y installent une batterie de Flak (1942-1944), détruite lors des bombardements de 1944. Seul l’ouvrage historique de Vauban reste intact. Cédé au Conservatoire du littoral en 2009 et classé monument historique en 2013, le site souffre aujourd’hui des tempêtes récentes, comme Ciarán (fin 2023 - début 2024), qui ont fragilisé ses structures.
La batterie de Cornouaille témoigne de l’ingénierie militaire française, depuis les plans initiaux de Vauban jusqu’aux adaptations aux progrès technologiques des XIXe et XXe siècles. Son abandon actuel contraste avec son rôle historique clé dans la protection de la rade de Brest, l’un des principaux ports militaires français depuis le XVIIe siècle.
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