Bataille navale anglo-française 1667 (≈ 1667)
Contexte motivant les fortifications du Morne d'Orange.
1685-1693
Construction de la batterie
Construction de la batterie 1685-1693 (≈ 1689)
Période de construction initiale sur le Morne d'Orange.
1821
Construction du canal
Construction du canal 1821 (≈ 1821)
Alimentation du bassin rectangulaire de la batterie.
1864
Construction de la poudrière
Construction de la poudrière 1864 (≈ 1864)
Ajout postérieur à cette date.
8 mai 1902
Éruption de la montagne Pelée
Éruption de la montagne Pelée 8 mai 1902 (≈ 1902)
Événement marquant la fin de son usage d'origine.
31 décembre 1991
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 31 décembre 1991 (≈ 1991)
Protection du sol, sous-sol et vestiges visibles.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Sol, sous-sol et vestiges visibles (cad. L 2) : inscription par arrêté du 31 décembre 1991
Personnages clés
Antoine-André de Sainte-Marthe de Lalande - Gouverneur de la Martinique (1670-1679)
Hommage par le nom de la batterie.
Jean-Baptiste Du Tertre - Historien des Antilles (XVIIe siècle)
Mentionne les fortifications du Morne d'Orange.
Origine et histoire
La batterie Sainte-Marthe est une ancienne batterie militaire construite entre 1685 et 1693 sur le Morne d'Orange, à Saint-Pierre en Martinique. Elle fait partie intégrante du système défensif de la ville, conçu pour protéger la rade et les navires français mouillant le long du rivage. Son emplacement stratégique, au sud de la ville, complétait les défenses formées par la batterie Saint-Louis au nord, le Fort Saint-Pierre au centre, et la batterie Saint-Charles au sud.
La batterie a été nommée en l'honneur d'Antoine-André de Sainte-Marthe de Lalande, gouverneur de la Martinique de 1670 à 1679. Elle a conservé son plan d'origine jusqu'à l'éruption de la montagne Pelée en 1902, qui a marqué un tournant dans son histoire. Parmi ses vestiges, on trouve une poudrière voûtée de plan rectangulaire, construite après 1864, ainsi que des vestiges de bâtiments annexes comme un logement de gardien, une cuisine et un magasin de matériel.
Le site comprend également un bassin rectangulaire, alimenté par un canal construit en 1821, témoignant des aménagements hydrauliques de l'époque. La batterie Sainte-Marthe a été partiellement préservée, avec son sol, son sous-sol et ses vestiges visibles inscrits à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1991. Elle illustre l'évolution des fortifications côtières en Martinique, depuis les batteries de plage du XVIIe siècle jusqu'aux adaptations ultérieures.
Son rôle historique est souligné par des sources comme Jean-Baptiste Du Tertre, qui mentionne dans son Histoire générale des Antilles (XVIIe siècle) la nécessité de fortifier le Morne d'Orange pour protéger les navires français des attaques anglaises, comme lors de la bataille navale de 1667. La batterie incarne ainsi un patrimoine militaire lié à la fois à la défense coloniale et aux risques naturels, comme l'éruption de 1902.
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