Crédit photo : Marie de Bueil / Rémi Mathis - Sous licence Creative Commons
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Frise chronologique
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1395
Cession de la tour à la ville
Cession de la tour à la ville 1395 (≈ 1395)
Achat par Beaune à l'abbaye de Maizières.
1397
Financement de l'horloge
Financement de l'horloge 1397 (≈ 1397)
Taxes sur le sel pour son installation.
1407
Cloche la plus ancienne
Cloche la plus ancienne 1407 (≈ 1407)
Date gravée sur la cloche originale.
1575
Restauration de la toiture
Restauration de la toiture 1575 (≈ 1575)
Marché avec Jehan de Curtil.
1681
Surélévation de la tour
Surélévation de la tour 1681 (≈ 1681)
Amélioration de la portée sonore.
1750
Projet de démolition avorté
Projet de démolition avorté 1750 (≈ 1750)
Consolidation grâce à l'opposition populaire.
1860
Nouvelle horloge installée
Nouvelle horloge installée 1860 (≈ 1860)
Achat à Paris pour moderniser.
1885
Classement monument historique
Classement monument historique 1885 (≈ 1885)
Protection officielle de l'État.
2009
Projections lumineuses inaugurées
Projections lumineuses inaugurées 2009 (≈ 2009)
Animation nocturne du monument.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Beffroi : classement par arrêté du 27 août 1885
Personnages clés
Philippe III le Hardi - Duc de Bourgogne
Ordonna la cession de la tour.
Jehan de Curtil - Couvreur beaunois
Restaura la toiture en 1575.
Bellevault et Rouge - Entrepreneurs beaunois
Auteur du devis de 1749.
Origine et histoire
La tour de l'horloge de Beaune, aussi appelée beffroi, est un monument emblématique construit entre les XIIIe et XIVe siècles, situé place Monge dans la ville de Beaune, en Côte-d'Or. Initialement propriété de l'abbaye de Maizières, elle fut cédée à la ville en 1395 sur ordre du duc Philippe III le Hardi, pour un montant de 200 Francs-or. Ce transfert marqua le début de son rôle central dans la vie urbaine, notamment avec l'installation d'une horloge financée en 1397 par des taxes sur le sel. La cloche la plus ancienne, datée de 1407, témoigne de cette période fondatrice.
Au fil des siècles, la tour a subi de nombreuses modifications et réparations. En 1575, un marché fut passé avec le couvreur Jehan de Curtil pour restaurer sa toiture en tuiles plombées et ardoises. En 1681, un procès-verbal décrivit son état dégradé : seule la base était habitable, les étages supérieurs servant principalement à abriter les mécanismes de l'horloge. Une surélévation de 3,90 mètres fut alors décidée pour améliorer la portée sonore de l'horloge dans toute la ville. À cette époque, le cadran était surmonté d'une lune, remplacée plus tard par un globe doré indiquant les phases lunaires, fabriqué en 1620 et restauré en 1780.
Le XVIIe siècle vit aussi l'ajout d'une statue de Mercure en plomb sur une des lucarnes. Malgré des projets de démolition en 1750 en raison de son état critique, la tour fut finalement consolidée grâce à l'opposition populaire. Les réparations se poursuivirent avec des travaux majeurs en 1785, puis en 1893, où la charpente, la toiture et le campanile furent restaurés selon les plans de Selmersheim. Une nouvelle horloge, achetée à Paris en 1860, et un cadran remplacé en 1880 modernisèrent son fonctionnement. Classée monument historique en 1885, elle reste un symbole du patrimoine beaunois.
Architecturalement, la tour se compose d'une cave voûtée avec puits, d'un rez-de-chaussée autrefois occupé par une boutique, et de cinq étages accessibles par des escaliers en pierre ou en bois. Ses fenêtres à coussièges et son toit d'ardoise surmonté d'un campanile en plomb orné d'une couronne ducale illustrent le style médiéval bourguignon. Depuis 2009, des projections lumineuses animent ses façades le soir, mettant en scène des rouages d'horlogerie et des jeux de lumière interactifs.
La tour de l'horloge incarne à la fois l'histoire politique de Beaune, marquée par les tensions entre la ville et les institutions religieuses, et son évolution technique, avec des mécanismes horlogers constamment améliorés. Son sauvetage au XVIIIe siècle reflète l'attachement des Beaunois à ce monument, aujourd'hui au cœur de leur identité culturelle.
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