Classement monument historique 2 août 1888 (≈ 1888)
Protection officielle par arrêté ministériel.
1889
Restauration majeure
Restauration majeure 1889 (≈ 1889)
Travaux dirigés par Petitgrand.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Beffroi : classement par arrêté du 2 août 1888
Personnages clés
Petitgrand - Architecte des Monuments Historiques
A dirigé la restauration de 1889.
Félix Combemorel - Entrepreneur
A exécuté les travaux de 1889.
G. Ruprich-Robert - Architecte des Monuments Historiques
Intervint en 1905 pour réparations.
Origine et histoire du Beffroi
Le beffroi de Billom est un édifice emblématique construit au XVIe siècle, probablement vers 1577, comme l'indique une inscription sur sa structure. Il fut érigé pour supporter une horloge, symbole de l'autonomie urbaine de Billom. Son architecture combine une base circulaire en moellon d'arkose, vestige d'une ancienne tour de l'enceinte médiévale, et une tour hexagonale en pierre de taille, surmontée d'un campanile en charpente bois.
Classé monument historique dès 1888, le beffroi a subi plusieurs transformations. À la Révolution, son sommet, initialement orné d'une statue en bois, fut remplacé par un bonnet phrygien, puis par un coq. Les réparations se sont succédé aux XVIIe et XVIIIe siècles, notamment pour la charpente, le mécanisme de l'horloge et le dôme. En 1889, une restauration majeure fut menée par l'architecte Petitgrand et l'entrepreneur Félix Combemorel.
Les travaux de restauration se poursuivirent au XXe siècle, avec des interventions en 1905, 1927 et 1931 pour préserver sa structure. Le mécanisme de l'horloge, aujourd'hui disparu, laisse place à une cloche toujours installée dans le campanile. Le beffroi incarne l'histoire urbaine de Billom, mêlant héritage médiéval et adaptations modernes.
Le soubassement circulaire en moellon d'arkose suggère une origine plus ancienne, peut-être liée à la première enceinte de la ville. Les gravures visibles sur la pierre et les archives mentionnent des projets d'horloge dès 1427, bien que sa construction ne se soit concrétisée qu'au XVIe siècle. Ce monument illustre l'évolution architecturale et politique de la région.
La couverture, initialement en ardoise, et le plomb du campanile reflètent les techniques de construction de l'époque. Les réparations répétées, notamment en 1675, 1737 et 1787, témoignent de son importance pour la communauté. Le classement de 1888 a permis sa préservation, malgré des problèmes de financement retardant certains travaux au XXe siècle.