Frise chronologique
1346
Menace anglaise post-Crécy
Menace anglaise post-Crécy
1346 (≈ 1346)
Gilles II Aycelin renforce les défenses de Châteldon.
1348
Épidémie de peste noire
Épidémie de peste noire
1348 (≈ 1348)
Déclin démographique et économique du bourg.
XIVe-XVIe siècles
Construction du beffroi
Construction du beffroi
XIVe-XVIe siècles (≈ 1650)
Période d'édification, symbole des libertés communales.
17 juillet 1926
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
17 juillet 1926 (≈ 1926)
Reconnaissance patrimoniale avec le château.
1944
Combats de la Libération
Combats de la Libération
1944 (≈ 1944)
Affrontements entre FFI et Allemands près du beffroi.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Gilles II Aycelin de Montaigut - Seigneur et défenseur de Châteldon |
Ordonne la construction de l'enceinte (XIVe siècle). |
| Philippe de Vienne - Seigneur de Châteldon (XVe siècle) |
Fonde le couvent des Cordeliers en 1463. |
| Pierre Laval - Homme politique (1883-1945) |
Propriétaire du château voisin pendant la Seconde Guerre mondiale. |
Origine et histoire
Le beffroi de Châteldon, construit entre les XIVe et XVIe siècles, s’élève au cœur d’un bourg médiéval marqué par une histoire mouvementée. Ce monument, inscrit aux monuments historiques depuis 1926, illustre l’importance stratégique de Châteldon, autrefois protégée par une enceinte édifiée par Gilles II Aycelin de Montaigut face à la menace anglaise après la bataille de Crécy (1346). La ville, alors prospère grâce à ses artisans (couteliers, papetiers, tanneurs), fut frappée par la peste noire en 1348, un événement qui marqua le début de son déclin économique et démographique.
Au XVe siècle, Châteldon reste un lieu de pouvoir, notamment sous l’influence de la famille de Vienne, qui y fonde en 1463 un couvent des Cordeliers. Le beffroi, symbole des libertés communales, survit aux bouleversements des siècles suivants, y compris aux destructions partielles du patrimoine médiéval entre 1880 et 1910. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le village, lié à Pierre Laval qui y possédait un château, devient un lieu de tensions, notamment lors des combats de 1944 entre résistants et troupes allemandes.
Le beffroi incarne aujourd’hui l’héritage architectural d’une cité qui fut un carrefour entre Bourbonnais et Auvergne. Son inscription aux monuments historiques, aux côtés du château et de maisons à pans de bois, souligne son rôle dans l’identité locale. Bien que moins documenté que d’autres édifices de Châteldon, il reste un témoin silencieux des transformations politiques et sociales qui ont façonné cette région, des guerres médiévales aux conflits du XXe siècle.