Construction du beffroi vers 1440 (≈ 1440)
Remplace une ancienne tour de guet.
1450
Rattachement à l'église Saint-Éloi
Rattachement à l'église Saint-Éloi 1450 (≈ 1450)
Devient clocher de l'église.
1558
Incendie de l'église Saint-Éloi
Incendie de l'église Saint-Éloi 1558 (≈ 1558)
Seul le beffroi subsiste.
1560-1585
Reconstruction avortée de l'église
Reconstruction avortée de l'église 1560-1585 (≈ 1573)
Travaux interrompus par manque de moyens.
1782
Séparation définitive de l'église
Séparation définitive de l'église 1782 (≈ 1782)
Une rue les sépare.
1840
Classement monument historique
Classement monument historique 1840 (≈ 1840)
Parmi les premiers en France.
1923
Ajout d'un cénotaphe
Ajout d'un cénotaphe 1923 (≈ 1923)
Mémorial de la Première Guerre mondiale.
2005
Inscription à l'UNESCO
Inscription à l'UNESCO 2005 (≈ 2005)
Patrimoine mondial des beffrois.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Maréchal de Thermes - Commandant militaire français
Dirige l'invasion de 1558.
Jean de Renneville - Maître-d'œuvre
Dirige la reconstruction de 1560.
Pierre Fritel - Sculpteur
Auteur du cénotaphe de 1923.
Origine et histoire du Beffroi
Le beffroi de Dunkerque, édifié vers 1440, remplace une ancienne tour de guet du XIIIe siècle. Construit en brique dans un style gothique, il culmine à 58 mètres. À l'origine, il servait de repère nautique et de tour de guet. Vers 1450, il est rattaché à l'église Saint-Éloi comme clocher, mais cette dernière est détruite en 1558 lors de l'invasion française menée par le maréchal de Thermes.
Après l'incendie de 1558, seule la tour subsiste. La reconstruction de l'église Saint-Éloi, débutée en 1560 sous la direction de Jean de Renneville, est abandonnée en 1585. Le beffroi, isolé, devient alors un amer, un clocher municipal et un beffroi. En 1782, une rue le sépare définitivement de l'église. En 1835, son couronnement est modifié, et en 1923, sa base est transformée pour accueillir un cénotaphe dédié aux morts de la Première Guerre mondiale.
Aujourd’hui, le beffroi abrite un carillon de 48 cloches, installé en 1962, dont le bourdon Jean Bart pèse 5 tonnes. Accessible par un escalier en colimaçon, il offre une vue panoramique sur Dunkerque. Classé monument historique dès 1840 et inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2005, il reste un symbole emblématique de la ville.
Le monument illustre l’architecture gothique en brique typique du nord de la France. Son histoire reflète les bouleversements politiques et militaires de la région, notamment les conflits entre la France et les Flandres. Le carillon, toujours en activité, perpétue une tradition musicale et commémorative locale.