Réparation sud-ouest 1573 (≈ 1573)
Date gravée en élévation.
1579
Horloge installée
Horloge installée 1579 (≈ 1579)
Sur la porte du Tricot.
1600
Ajout d’un campanile
Ajout d’un campanile 1600 (≈ 1600)
Sur la porte du Tricot.
1748
Réparation sud-est
Réparation sud-est 1748 (≈ 1748)
Date gravée en élévation.
1926
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique 1926 (≈ 1926)
Protection du beffroi.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Beffroi : inscription par arrêté du 13 juillet 1926
Personnages clés
Louis Adhémar - Commanditaire présumé
Grand faubourg (1540-1550).
Origine et histoire du Beffroi
Le beffroi de Grignan s’inscrit dans un ensemble défensif plus large, l’enceinte du bourg, dont les premières traces remontent à une enceinte disparue du milieu du XIIe siècle, identifiable dans le parcellaire actuel. L’enceinte visible aujourd’hui fut édifiée dans la seconde moitié du XIIIe siècle, intégrant des éléments clés comme le bailliage (1257-1283) et la porte du Tricot, construite au XIIIe siècle avec une voûte en arc plein cintre. Les matériaux utilisés, pierre de taille de molasse et calcaire, reflètent les ressources locales et les techniques de construction médiévales. Des réparations et modifications sont attestées par des inscriptions (1573, 1748) et des archives (1357, 1488, 1525), révélant une maintenance continue.
La porte du Tricot, élément central de l’enceinte, fut surélevée au XIVe siècle, puis équipée d’une horloge en 1579 et d’un campanile en 1600, illustrant son évolution vers un rôle à la fois défensif et civique. Le grand faubourg, aménagé dans les années 1540-1550 pour Louis Adhémar, fut ceint d’un mur en 1596, dont subsistent partiellement une tour d’angle et un tronçon ouest. Les transformations ultérieures, comme la suppression d’une courtine au sud pour créer la place aux Herbes ou les effondrements près de la porte du Tricot (1857, 1989), témoignent des adaptations urbaines aux besoins changeants.
L’enceinte comportait initialement une quinzaine de tours (rondes et carrées), dont huit subsistent aujourd’hui sous divers états. Sept portes sont mentionnées à la fin du XVIIIe siècle, dont la porte Saint-Jean, remaniée au XVe siècle, et la porte du Jeu de ballon, détruite en 1833. Ces vestiges, combinés aux archives, offrent un aperçu des stratégies défensives médiévales et de leur déclin progressif face à l’expansion urbaine. Le beffroi, inscrit Monument Historique en 1926, incarne désormais ce patrimoine architectural et historique.