Construction du beffroi XIIIe ou XIVe siècle (≈ 1450)
Tour fortifiée édifiée comme entrée ouest.
1613
Fonte de la cloche
Fonte de la cloche 1613 (≈ 1613)
Cloche en bronze de 1 300 kg.
1657
Chute de la cloche
Chute de la cloche 1657 (≈ 1657)
Fêlure responsable de son son étouffé.
Début XVIIIe siècle
Effondrement de la Gleizette
Effondrement de la Gleizette Début XVIIIe siècle (≈ 1804)
Tour jumelle détruite par une crue.
30 novembre 1912
Classement de la cloche
Classement de la cloche 30 novembre 1912 (≈ 1912)
Protection à titre d’objet historique.
27 mars 1926
Inscription du beffroi
Inscription du beffroi 27 mars 1926 (≈ 1926)
Inventaire Supplémentaire des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Beffroi : inscription par arrêté du 27 mars 1926
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique nommé.
Origine et histoire du Beffroi
Le beffroi de Sommières est une tour fortifiée médiévale édifiée entre le XIIIe et le XIVe siècle, située dans le département du Gard, en région Occitanie. Il constituait l’une des deux entrées de la ville médiévale, l’autre étant la porte de la Taillade au sud. À l’origine, il était accompagné d’une tour plus modeste, la « Gleizette », située à l’autre extrémité du pont romain, aujourd’hui disparue après une crue au XVIIIe siècle. Son blason, sculpté avec le pont, le beffroi et la Gleizette, atteste de cette symétrie historique.
Le monument, de plan rectangulaire, est construit en pierres de taille à bossage et présente une porte ogivale surmontée du blason municipal. Il abrite une horloge monumentale visible des deux côtés (intra et extra-muros), ainsi que des gargouilles en forme de canon. Une tourelle circulaire, coiffée d’un campanile en fer forgé, abrite une cloche de 1 300 kg datée de 1613, classée monument historique en 1912. Cette cloche, fêlée après une chute en 1657, émet un son caractéristique « étouffé ».
Le beffroi est inscrit à l’Inventaire Supplémentaire des monuments historiques depuis le 27 mars 1926. Il se dresse à proximité immédiate de l’hôtel de ville, face au pont romain enjambant le Vidourle, marquant l’entrée ouest de la vieille ville. Son architecture gothique et son rôle défensif en font un symbole du patrimoine médiéval local, lié à l’histoire urbaine et aux crues fréquentes du Vidourle.
À l’intérieur, un escalier en colimaçon mène à la tourelle, tandis qu’une herse et une voûte d’ogive protègent le passage percé dans la tour. Les culs-de-lampe historiés, bien qu’abîmés, rappellent son usage défensif. Le millésime « 1880 » gravé sur l’horloge intra-muros témoigne de restaurations ultérieures, sans altérer son caractère médiéval.
Le beffroi incarne à la fois une fonction civique (horloge publique), défensive (porte fortifiée) et symbolique (représenté sur le blason communal). Son inscription au titre des monuments historiques et la protection de sa cloche soulignent son importance patrimoniale, entre héritage gothique et adaptations des XIXe et XXe siècles.