Fondation du béguinage Saint-Vaast 1354 (≈ 1354)
Création initiale du béguinage.
1636
Dotation par Marie Laloux
Dotation par Marie Laloux 1636 (≈ 1636)
Veuvage et legs financier.
1645
Installation dans les bâtiments actuels
Installation dans les bâtiments actuels 1645 (≈ 1645)
Transfert du béguinage Saint-Vaast.
2 août 1949
Classement aux monuments historiques
Classement aux monuments historiques 2 août 1949 (≈ 1949)
Protection des façades et toitures.
1997
Départ de la dernière béguine
Départ de la dernière béguine 1997 (≈ 1997)
Fin de l'occupation religieuse.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures : classement par décret du 2 août 1949
Personnages clés
Marie Laloux - Bienfaitrice et donatrice
Dote le béguinage en 1636.
Origine et histoire des Béguinages
Le béguinage Saint-Vaast et Saint-Nicolas de Cambrai est un ancien ensemble religieux situé dans la ville de Cambrai, rue des Anglaises. Ces béguinages, typiques des régions du Nord de l'Europe, étaient des lieux de vie communautaire pour des femmes laïques pieuses, appelées béguines, qui menaient une vie de prière et de travail sans prononcer de vœux monastiques.
Le béguinage Saint-Vaast a été fondé en 1354, puis doté en 1636 par Marie Laloux, une veuve. Il s’installe dans ses bâtiments actuels en 1645. Le béguinage Saint-Nicolas, situé à proximité, fusionne avec lui lors de la Révolution française. Ces lieux ont abrité des béguines jusqu’en 1997, date à laquelle la dernière occupante quitte les lieux. L’ensemble des façades et des toitures a été classé au titre des monuments historiques le 2 août 1949.
Les béguinages jouaient un rôle social et spirituel important dans les villes médiévales et modernes. À Cambrai, comme ailleurs dans les Hauts-de-France, ces communautés offraient aux femmes un espace d’autonomie tout en participant activement à la vie locale par des œuvres charitables, l’éducation ou des activités artisanales. Leur architecture, souvent modeste mais fonctionnelle, reflète cette double vocation de retrait du monde et d’insertion dans la cité.