Charte communale de Rue 1210 (≈ 1210)
Octroi par le comte de Ponthieu.
XVe siècle
Reconstruction partielle
Reconstruction partielle XVe siècle (≈ 1550)
Partie basse actuelle édifiée après la guerre de Cent Ans.
1854
Restauration du sommet
Restauration du sommet 1854 (≈ 1854)
Ajout du toit, campanile et échauguettes.
19 février 1926
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 19 février 1926 (≈ 1926)
Inscription du beffroi à l'inventaire.
2005
Classement UNESCO
Classement UNESCO 2005 (≈ 2005)
Intégré aux Beffrois de Belgique et de France.
13 septembre 2015
Protection des bâtiments adjacents
Protection des bâtiments adjacents 13 septembre 2015 (≈ 2015)
Inscription des annexes (ancienne mairie, justice de paix).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Beffroi : inscription par arrêté du 19 février 1926 - Les bâtiments adjacents au beffroi, en totalité, à l'exclusion de la salle des fêtes au nord et des coulisses du théâtre, correspondant aux locaux administratifs de l'ancienne mairie dans le pavillon ouest et à l'ancienne salle de la Justice de Paix dans le pavillon est (cad. BN 117) : inscription par arrêté du 13 septembre 2015
Personnages clés
Comte de Ponthieu - Seigneur local
Octroie la charte communale en 1210.
Albert Siffait de Moncourt - Peintre
Auteur des fresques du XXe siècle dans l’ancienne justice de paix.
Origine et histoire
Le beffroi de Rue, situé dans le centre-ville de Rue (Somme), fut érigé après l'octroi d'une charte communale en 1214 par le comte de Ponthieu. Bien que partiellement détruit pendant la guerre de Cent Ans, il fut reconstruit au XVe siècle pour sa partie basse, qui subsiste encore aujourd’hui. Ce monument en craie, de forme quasi carrée (29 mètres de haut), est renforcé par des contreforts et surmonté d’un clocher pyramidal en ardoise. Quatre échauguettes en encorbellement, coiffées de toits en poivrière, ornent sa partie supérieure, reliées par un chemin de ronde offrant une vue panoramique sur la forêt de Crécy et la baie de Somme.
La partie haute du beffroi fut reconstruite en 1860, et l’ensemble fut inscrit aux monuments historiques en 1926. Deux bâtiments néogothiques, ajoutés de part et d’autre au XIXe siècle, abritèrent la mairie jusqu’en 1969, puis partiellement le musée des frères Caudron. Ces annexes, protégées depuis 2015, illustrent l’évolution fonctionnelle du site. À l’intérieur, un escalier à vis de 75 marches dessert la salle des échevins (1er étage) et la salle des gardes (2e étage), où les guetteurs surveillaient la cité. Une ancienne prison, logée dans une tourelle, conserve des graffitis des XVIIe–XVIIIe siècles.
Le beffroi abrite quatre cloches, dont Marie-Louise (1,4 tonne), utilisées autrefois pour alerter en cas d’attaques ou d’incendies. Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2005 au titre des Beffrois de Belgique et de France, il symbolise l’autonomie communale médiévale et l’architecture défensive picarde. Des peintures d’Albert Siffait de Moncourt, dans l’ancienne salle de Justice de Paix, évoquent la vie locale au début du XXe siècle.
Construit en calcaire sur un soubassement de grès, le beffroi allie éléments médiévaux (voûtes ogivales, contreforts) et restaurations du XIXe siècle (flèche en charpente, campanile). Son vestibule voûté, ouvert en tiers-point sur la rue, et ses salles historiques en font un témoignage rare de l’urbanisme médiéval et de ses adaptations ultérieures. La propriété de la commune, il reste un lieu patrimonial majeur des Hauts-de-France.
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Il est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO au titre de Beffrois de Belgique et de France depuis 2005.
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