Frise chronologique
70 000 ans
Présence des vautours
Présence des vautours
70 000 ans (≈ 0)
Premières traces dans les gorges de la Jonte.
Années 1940
Disparition des vautours
Disparition des vautours
Années 1940 (≈ 1940)
Extinction en France à cause de la chasse.
1970
Première tentative de réintroduction
Première tentative de réintroduction
1970 (≈ 1970)
Quatre vautours fauves relâchés, sans succès.
1981-1986
Réintroduction réussie des vautours fauves
Réintroduction réussie des vautours fauves
1981-1986 (≈ 1984)
Soixantaine d’individus relâchés, première mondiale.
1992-2004
Réintroduction des vautours moines
Réintroduction des vautours moines
1992-2004 (≈ 1998)
130 individus et 27 couples en 2017.
2008
Rachat par des privés
Rachat par des privés
2008 (≈ 2008)
Anciennement géré par la SELO.
2012-2021
Réintroduction des gypaètes barbus
Réintroduction des gypaètes barbus
2012-2021 (≈ 2017)
Espèce équipée de balises GPS.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Frères Terrasse - Acteurs de la réintroduction |
Belvédère nommé en leur honneur. |
| Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) - Organisation environnementale |
Porteuse du programme de réintroduction. |
| Parc national des Cévennes - Partenaire institutionnel |
Collabore à la gestion des charniers. |
Origine et histoire
La Maison des Vautours, initialement appelée Belvédère des Vautours, est un site muséographique situé dans les gorges de la Jonte, à Saint-Pierre-des-Tripiers (Lozère). Créé pour sensibiliser le public à la réintroduction des vautours fauves, il a évolué pour présenter le mode de vie de ces rapaces et leur rôle écologique. Le site comprend un musée, des terrasses d’observation et une salle de projection.
Les vautours peuplent les gorges de la Jonte depuis au moins 70 000 ans, cohabitant avec les humains jusqu’au XIXe siècle. Leur disparition en France dans les années 1940, due à la chasse et aux empoisonnements, a conduit à un programme de réintroduction. En 1981, une soixantaine de vautours fauves ont été relâchés, marquant une première mondiale réussie. Les vautours moines (1992-2004) et les gypaètes barbus (depuis 2012) ont suivi.
Le musée propose quatre sections : la relation entre vautours et humains, leur biologie, leur disparition, et leur réintroduction. Des terrasses permettent d’observer les rapaces en liberté, équipés de balises GPS pour suivre leurs déplacements. Une salle de projection diffuse des images en direct des nids et des charniers, complétées par des archives pédagogiques.
Le financement du site a connu des difficultés : initialement géré par la SELO et la communauté de communes, il a été racheté par des privés en 2008 après des pertes financières. Aujourd’hui, il collabore avec la LPO Grands Causses et le Parc national des Cévennes. Environ 26 000 visiteurs annuels fréquentaient le site en 2000.
Quatre espèces de vautours coexistent désormais : fauves, moines, percnoptères (revenus naturellement en 1986) et gypaètes. Ces derniers, réintroduits en 2012, se nourrissent d’os, complétant l’écosystème. Le site joue un rôle clé dans la sensibilisation à la biodiversité et à la conservation des rapaces.
Conditions de visite
Conditions de visite : Ouvert toute l'année
Ouverture : Conditions de visites sur le site officiel ci-dessus