Fin de l’usage religieux début XXe siècle (≈ 2004)
Devenue logement familial
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ancienne benoiterie, à l'exception de l'appentis (cad. BS 49) : inscription par arrêté du 28 février 1991
Personnages clés
andere serora (benoîte) - Gardienne de l’église
Entretien et sonnerie des cloches
Origine et histoire
La benoîterie d’Arbonne est l’une des rares constructions subsistantes au Pays basque dédiées à l’andere serora (ou benoîte), une figure féminine centrale dans la vie religieuse locale. Ce bâtiment rectangulaire, construit au XVIe siècle près de l’église et du cimetière, servait de logement gratuit à cette femme, dont la mission était d’entretenir l’édifice cultuel, son linge et ses objets liturgiques. Son rôle inclut aussi la sonnerie des cloches pour écarter orages et grêle, ainsi que des prières protectrices. La benoîterie symbolisait ainsi le lien entre communauté villageoise, spiritualité et préservation des traditions basques.
La structure, composée de deux niveaux avec un grenier à pigeonnier et un appentis, mêle pierre enduite et pans de bois remplis de briques sur sa façade est. Utilisée comme logement de benoîte jusqu’au début du XXe siècle, elle devint ensuite une habitation familiale jusqu’en 1962, avant d’être abandonnée. Depuis 1991, l’édifice (à l’exception de l’appentis) est classé Monument Historique et appartient à la commune. Aujourd’hui, il accueille des expositions artistiques (peinture, sculpture, musique) et s’ouvre au public du jeudi au dimanche, perpétuant son ancrage dans la vie culturelle locale.
L’architecture modeste mais fonctionnelle de la benoîterie reflète son usage pratique : proximité immédiate avec l’église pour faciliter les tâches de l’andere serora, et éléments comme l’échelle en bois menant au grenier ou les ouvertures triangulaires obstruées (anciens pigeonniers). Ces détails illustrent l’adaptation des constructions vernaculaires aux besoins quotidiens des communautés rurales basques, où chaque élément avait une utilité précise, mêlant sacré et profane. La cour fermée par une murette basse et la venelle côté presbytère complètent cet ensemble, témoignant d’une organisation spatiale pensée pour l’intimité et l’efficacité.
Avis
Veuillez vous connecter pour poster un avis