Frise chronologique
1600–1794
Période d'usage comme benoîterie
Période d'usage comme benoîterie
1600–1794 (≈ 1697)
Logement de la benoîte pour les ornements sacerdotaux.
1794
Vente pendant la Révolution
Vente pendant la Révolution
1794 (≈ 1794)
Aliénation par la commune lors des biens nationaux.
fin XVIIe siècle
Agrandissement sud
Agrandissement sud
fin XVIIe siècle (≈ 1795)
Ajout de piliers cylindriques et garnissage.
1820–1919
Retour à la fonction initiale
Retour à la fonction initiale
1820–1919 (≈ 1870)
Réutilisation comme benoîterie jusqu’à 1919.
11 janvier 1991
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
11 janvier 1991 (≈ 1991)
Protection officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Cimetière attenant à l'église Saint-Pierre (cad. AA 15) : inscription par arrêté du 18 décembre 1991
Personnages clés
| Benoîte (1600–1919) - Gardienne des ornements sacerdotaux |
Occupante officielle de la benoîterie jusqu’en 1919. |
Origine et histoire
La benoîterie de Saint-Pierre-d'Irube est une petite construction de style basque labourdin, adossée au cimetière du village. Son origine remonte probablement à la fin du XVIe siècle ou au début du XVIIe, comme en témoignent ses murs en pierre de maçonnerie grossière. Ce type d’édifice, typique du Labourdin, était destiné à abriter la benoîte, une figure locale chargée de l’entretien des vêtements et ornements liturgiques de l’église paroissiale.
De 1600 à 1794, la maison remplissait cette fonction avant d’être vendue par la commune durant la Révolution française. Elle retrouva son usage initial entre 1820 et 1919, date à laquelle la dernière benoîte disparut. L’architecture révèle deux phases distinctes : au nord, la partie originale en pierre ; au sud, un agrandissement de la fin du XVIIe siècle, marqué par trois piliers cylindriques et un garnissage en briques. L’étage, en pans de bois, illustre les techniques traditionnelles labourdines, avec une façade pignon orientée à l’est.
L’édifice, inscrit aux Monuments Historiques en 1991, combine ainsi des éléments des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles. Après 1919, il connut divers usages, reflétant les transformations de la vie locale. Sa structure hybride — pierre, brique et bois — et son histoire liée au culte et à la Révolution en font un témoignage rare de l’architecture vernaculaire basque et de son adaptation aux bouleversements politiques.
Aujourd’hui propriété communale, la benoîterie se situe au 2 Avenue du Labourd à Saint-Pierre-d’Irube (Pyrénées-Atlantiques). Son état de conservation et sa localisation approximative (précision cartographique jugée « passable ») soulignent l’importance de sa préservation, d’autant que ce type de bâtiment, dédié à une fonction religieuse féminine spécifique, est devenu rare en Nouvelle-Aquitaine.