Ouverture du collège 1620 (≈ 1620)
Les Jésuites ouvrent un collège à Alençon.
1679-1708
Construction de l'église
Construction de l'église 1679-1708 (≈ 1694)
Édification de l'église du collège des Jésuites.
1763
Banissement des Jésuites
Banissement des Jésuites 1763 (≈ 1763)
Les Jésuites sont bannis, le collège change de mains.
1803
Ouverture de la bibliothèque
Ouverture de la bibliothèque 1803 (≈ 1803)
La bibliothèque municipale ouvre au public.
22 octobre 1926
Classement historique
Classement historique 22 octobre 1926 (≈ 1926)
L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Bibliothèque municipale (ancienne chapelle des Jésuites) : inscription par arrêté du 22 octobre 1926
Personnages clés
Jean-Baptiste Colbert
Fondateur de l'Académie Royale d'Architecture en 1671.
Origine et histoire de la Bibliothèque municipale
La bibliothèque municipale d'Alençon, ancienne chapelle des Jésuites, se situe 33 rue du Collège à Alençon (Orne). Les Jésuites ouvrent un collège en 1620 ; l'ancienne église du collège, construite entre 1679 et 1708, servait de lieu de culte et, occasionnellement, de salle pour des représentations théâtrales et des activités culturelles. Lorsque les Jésuites sont bannis en 1763, le collège passe en d'autres mains. Sécularisée pendant la Révolution, l'église est divisée horizontalement par un plancher qui crée à l'étage l'espace destiné à la bibliothèque et isole celui-ci du rez-de-chaussée. La bibliothèque municipale, aujourd'hui médiathèque, est ouverte au public depuis 1803 et est installée dans cette ancienne église. Au XVIIIe siècle, une construction a été accolée à la face sud du bâtiment pour recevoir une collection particulière léguée à la ville. Les boiseries qui encadrent la bibliothèque proviennent de la chartreuse Notre-Dame du Val-Dieu et ont sans doute été sculptées par des chartreux. Le monument présente des lignes ondulées et un profil galbé qui s'écartent des préceptes de l'Académie Royale d'Architecture fondée par Colbert en 1671, faisant de lui l'un des rares témoignages de l'architecture baroque dans l'ouest du royaume. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 22 octobre 1926.