Frise chronologique
213
Érection sous Caracalla
Érection sous Caracalla
213 (≈ 213)
Borne dressée pour marquer 11 milles
1810
Déplacement devant la chapelle
Déplacement devant la chapelle
1810 (≈ 1810)
Réutilisée comme fût de croix
9 septembre 1935
Classement monument historique
Classement monument historique
9 septembre 1935 (≈ 1935)
Inscrite à l'inventaire des MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Borne milliaire : inscription par arrêté du 9 septembre 1935
Personnages clés
| Caracalla - Empereur romain (211-217) |
Commanditaire de la restauration routière |
| Iulio Honrato - Procurateur augustal |
Supervisa les travaux mentionnés |
| Jules-René Bourguignat - Historien du XIXe siècle |
A évoqué la *Via Vintiana* |
Origine et histoire
La borne milliaire de Gréolières est une colonne de pierre haute de 1,25 m et d’un diamètre de 0,40 m, gravée en l’honneur de l’empereur Caracalla. Son inscription latine, datée de 213, indique qu’elle marque le 11e mille d’un tronçon de voie romaine restauré sous son règne. La borne porte des titres impériaux comme Parthicus maximus et Britannicus maximus, soulignant les conquêtes de Caracalla. Elle mentionne aussi Iulio Honrato, procurateur augustal chargé des travaux.
À l’origine, cette borne était probablement installée sur l’ancien chemin du Haut-Gréolières, parfois appelé Via Vintiana par des auteurs du XIXe siècle comme Jules-René Bourguignat. Déplacée en 1810 devant la chapelle Sainte-Anne, elle fut christianisée en servant de fût à une croix en fer, portant sa hauteur totale à 3,15 m. Une seconde borne gallo-romaine, fragmentaire, subsiste près de la chapelle Notre-Dame de Verdelay sur la même commune.
Classée monument historique en 1935, cette borne illustre l’ingénierie routière romaine en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Son inscription, partiellement abréviée, a été reconstituée par les épigraphistes pour révéler son contexte de restauration routière. La borne reste propriété de la commune de Gréolières, dans les Alpes-Maritimes, et témoigne de l’héritage antique dans cette région montagneuse.
Les bornes milliaires, comme celle de Gréolières, servaient à la fois de repères kilométriques et de propagande impériale, affichant le pouvoir de Rome et ses réalisations. Leur réemploi médiéval ou moderne, ici en support de croix, montre leur intégration progressive dans le paysage local et leur adaptation aux nouvelles croyances.