Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Borne milliaire dans les Bouches-du-Rhône

Borne milliaire


    13200 aux Baux-de-Provence
Propriété privée
Borne milliaire
Borne milliaire
Crédit photo : Finoskov - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
100
200
1800
1900
2000
46 ap. J.-C.
Érection de la borne
1821
Hypothèse de découverte abandonnée
1927
Classement monument historique
Fin XIXe siècle
Déplacement aux Baux
XXe siècle
Transfert à Arles
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Borne milliaire : classement par arrêté du 20 avril 1927

Personnages clés

Claude - Empereur romain (41–54 ap. J.-C.) Commanditaire de la borne milliaire

Origine et histoire

La borne milliaire d’Estoublon, aussi appelée borne du mont Paon, est un vestige romain découvert sur la commune de Fontvieille (Bouches-du-Rhône). Érigée en 46 ap. J.-C. sous l’empereur Claude, elle marquait le septième mille de la Via Aurelia depuis Tarascon, comme l’indique son inscription latine. Son emplacement originel, près du domaine d’Estoublon au flanc du mont Paon, suggère son rôle dans le réseau routier antique reliant l’Italie à l’Espagne via la Narbonnaise.

Au XIXe siècle, la borne fut déplacée aux Baux-de-Provence avant d’être transférée au musée de l’Arles antique au XXe siècle. Classée monument historique en 1927, elle illustre l’ingénierie romaine et la politique impériale de Claude, dont la titulature gravée (« père de la patrie pour la 3e fois ») confirme la datation. Les hypothèses sur sa localisation initiale, comme celle du domaine de Caparon près d’un aqueduc, ont été abandonnées par les historiens.

Son inscription mentionne la cinquième puissance tribunicienne de Claude, renouvelée en 41 ap. J.-C., et son titre de père de la patrie obtenu en 42. Ces éléments, combinés à la numérotation VII (7 milles), en font un marqueur précis du parcours antique. La borne témoigne aussi des déplacements d’objets patrimoniaux, souvent liés à leur préservation ou à leur valorisation touristique, comme en attestent ses transferts successifs.

Conservée aujourd’hui à Arles, elle est étudiée comme un jalon de la voie romaine traversant les Alpilles. Les ruines voisines de la chapelle San-Peiré et les tombes environnantes suggèrent une occupation durable du site, bien que la borne elle-même ait été déplacée pour des raisons de protection. Son classement parmi les monuments historiques souligne son importance pour l’histoire régionale et l’archéologie.

Liens externes