Frise chronologique
16 novembre 1905
Classement MH
Classement MH
16 novembre 1905 (≈ 1905)
Arrêté de protection de la borne.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Borne milliaire gallo-romaine : classement par arrêté du 16 novembre 1905
Personnages clés
| Constance Chlore - Empereur romain |
Dédicataire de la borne classée. |
| Sévère II - Empereur romain |
Dédicataire avec Constance Chlore. |
| Constantin le Grand - Empereur romain |
Ajout ultérieur sur la borne. |
| Delmatius - Empereur romain |
Dédicataire d’une troisième borne. |
Origine et histoire
La borne milliaire de Saillans est l’une des trois bornes gallo-romaines découvertes sur la commune, dans le département de la Drôme. Ces bornes marquaient une voie secondaire reliant Valence à Die, puis Gap et Milan, sur la rive gauche du Rhône. Celle classée en 1905, dédiée aux empereurs Constance Chlore, Sévère II et Constantin le Grand, est soit exposée dans le hall de la mairie, soit utilisée comme bénitier dans l’église paroissiale. Toutes indiquent une distance de XVI milles depuis Die, correspondant à un ancien gué sur la Drôme.
La borne classée porte deux dédicaces successives, typiques des monuments romains réutilisés sous différents règnes. Datée de la fin du IIIe ou du début du IVe siècle, elle illustre la pratique romaine de marquer les routes impériales. Son classement au titre des monuments historiques en 1905 (arrêté du 16 novembre) souligne son importance patrimoniale, bien que sa localisation exacte (mairie ou église) reste sujette à confirmation selon les sources.
Les trois bornes de Saillans, incluant une dédiée à l’empereur Delmatius, offrent un témoignage rare des infrastructures routières gallo-romaines dans cette région. Leur découverte éclaire l’organisation des voies secondaires par rapport à la Via Agrippa, axe majeur du réseau romain. Ces artefacts, propriété de la commune, sont aujourd’hui des marqueurs tangibles de l’histoire antique locale, liés à des empereurs clés de la Tétrarchie et de la dynastie constantinienne.
Les références épigraphiques (CIL 17-02, 00095 ; ILN-07, 00272) et les bases de données comme Mérimée ou le Digital Atlas of the Roman Empire documentent leur authenticité. Leur préservation, malgré des réemplois liturgiques ou civiques, reflète une continuité d’usage depuis l’Antiquité. Ces bornes rappellent aussi le rôle stratégique de la Drôme comme carrefour entre les Alpes et la vallée du Rhône.