Avenue 1ere division de la France libre, presqu'île du cirque romain
13200 Arles
13635 Arles, Avenue 1ere division de la France libre, presqu'île du cirque romain
Frise chronologique
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
100
200
…
1900
2000
46 après J.-C.
Érection de la borne milliaire
Érection de la borne milliaire 46 après J.-C. (≈ 100)
La borne est érigée sous le règne de l'empereur Claude, marquant la septième lieue depuis Tarascon sur la Via Aurelia.
1927
Classement aux monuments historiques
Classement aux monuments historiques 1927 (≈ 1927)
La borne milliaire est classée au titre des monuments historiques, reconnaissant son importance archéologique.
Fin du XIXe siècle
Déplacement vers les Baux-de-Provence
Déplacement vers les Baux-de-Provence Fin du XIXe siècle (≈ 1995)
La borne est transférée aux Baux-de-Provence avant d'être finalement déplacée au musée de l'Arles antique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Claude
Empereur romain sous le règne duquel la borne a été érigée
Gerold Walser
Éditeur du Corpus Inscriptionum Latinarum, ayant étudié l'inscription de la borne
Fernand Benoit
Historien ayant contribué à la localisation et à l'étude de la borne
Origine et histoire de la Borne milliaire
La borne milliaire d'Estoublon, également connue sous les noms de borne du mont Paon ou du domaine d'Estoublon, est un monument romain érigé sous le règne de l'empereur Claude au Ier siècle après J.-C. Cette borne, typique des bornes milliaires romaines, servait à marquer les distances le long des voies romaines et à honorer les empereurs. Elle a été découverte sur la commune de Fontvieille, près du Mas de Grille-Roubiac, actuel domaine d'Estoublon, au flanc du mont Paon, dans les Bouches-du-Rhône.
L'inscription gravée sur la borne indique qu'elle a été érigée en l'an 46 après J.-C., sous le règne de Claude, dont elle porte la titulature impériale. Le chiffre VII gravé sur la pierre signifie qu'elle marquait la septième lieue (VII milles) depuis le passage du Rhône à Tarascon, sur la Via Aurelia, une voie romaine majeure reliant l'Italie à l'Espagne. Cette borne témoigne de l'importance stratégique et administrative de la région d'Arles à l'époque romaine, qui était un carrefour commercial et militaire.
Au fil des siècles, la borne milliaire a connu plusieurs déplacements. À la fin du XIXe siècle, elle a été transférée aux Baux-de-Provence avant d'être finalement installée, dans la deuxième moitié du XXe siècle, au musée de l'Arles antique, où elle est aujourd'hui conservée. En 1927, elle a été classée au titre des monuments historiques, reconnaissant ainsi son importance historique et archéologique. Sa découverte et son étude ont permis de mieux comprendre le réseau routier romain en Gaule et les pratiques administratives de l'Empire.
La borne milliaire d'Estoublon est un exemple remarquable de l'ingénierie romaine et de leur système de mesure des distances. Elle illustre également l'organisation territoriale de la province romaine de Narbonnaise, où Arles jouait un rôle central. Son inscription détaillée permet aux historiens de retracer les titres et les honneurs de l'empereur Claude, offrant un aperçu précieux de la politique impériale de l'époque. Aujourd'hui, elle constitue une pièce maîtresse du patrimoine archéologique français, témoignant de l'héritage romain dans le sud de la France.