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Frise chronologique
120-121
Érection de la borne
Érection de la borne
120-121 (≈ 121)
Sous le règne d’Hadrien, 17e lieue depuis Clermont.
1841
Redécouverte de la borne
Redécouverte de la borne
1841 (≈ 1841)
Trouvée près de l’église Saint-Symphorien.
20 décembre 1946
Classement monument historique
Classement monument historique
20 décembre 1946 (≈ 1946)
Inscription par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Borne milliaire romaine et pierre celtique : inscription par arrêté du 20 décembre 1946
Personnages clés
| Hadrien - Empereur romain (117-138) |
Commanditaire de la borne leugaire. |
Origine et histoire
La borne leugaire gallo-romaine de Biozat, située près de l'église Saint-Symphorien, date du règne d'Hadrien (120-121). Elle marque la 17e lieue depuis Civitas Arvernorum (Clermont-Ferrand), capitale de la province d’Aquitania. Originellement cylindrique, elle fut sectionnée et évidée pour servir de sarcophage après l’époque gallo-romaine. Son inscription latine honore Hadrien et précise sa distance par rapport à Clermont, reflétant le réseau routier romain.
La borne, haute d’1,5 m, fut redécouverte en 1841 lors de plantations près de l’église. Initialement déplacée dans le parc d’un châtelain pour servir de barrage, elle fut classée monument historique en 1946. Son réemploi comme sarcophage, visible via des excavations et un orifice basal, illustre les pratiques funéraires post-antiques. Un bloc dit celtique, trouvé au même endroit, complète l’ensemble archéologique.
Biozat, intégré à l’Aquitania romaine, bénéficiait de cette infrastructure routière reliant les cités. La borne témoigne de l’administration impériale et de la romanisation des territoires arvernes. Son inscription, partiellement abréviée, détaille les titres d’Hadrien (pontife, consul, pater patriae) et son lien avec la Civitas Arvernorum. La localisation actuelle, sur la pelouse de l’église, préserve ce vestige dans son contexte historique.
Classée en 1946, la borne est aujourd’hui un marqueur du patrimoine routier romain en Auvergne. Son état altéré (sectionnement, évidement) révèle à la fois son usage premier et sa réutilisation médiévale ou moderne. Les sources (Wikipedia, Monumentum) soulignent son importance pour l’étude des voies antiques et des pratiques de réemploi des matériaux.