Frise chronologique
vers 1907
Décoration intérieure
Décoration intérieure
vers 1907 (≈ 1907)
Réalisation par Benoist et Fils et A. Ebel
2 mai 1979
Classement partiel
Classement partiel
2 mai 1979 (≈ 1979)
Protection du décor intérieur seulement
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le décor intérieur (cad. 14 : 04 DO 113) : inscription par arrêté du 2 mai 1979
Personnages clés
| Benoist et Fils - Décorateurs |
Auteurs du plafond et de l’agencement |
| A. Ebel - Céramiste |
Créateur des carreaux signés rue de Paradis |
Origine et histoire
La boulangerie Au Moulin de la Vierge, située au 105 rue Vercingétorix dans le 14e arrondissement de Paris, est un témoignage remarquable de l’art décoratif appliqué aux commerces au début du XXe siècle. Son intérieur, conçu vers 1907, se distingue par un plafond peint représentant un ciel et des murs recouverts de carreaux de céramique signés A. Ebel, céramiste installé au 47 rue de Paradis. Ces éléments, caractéristiques de l’éclectisme Art nouveau et des influences hygiénistes de l’époque, visaient à sublimer l’espace utilitaire d’une boulangerie en une œuvre d’art accessible au public.
Le décor intérieur, attribué à l’atelier Benoist et Fils, a été protégé par un arrêté d’inscription au titre des Monuments Historiques le 2 mai 1979. Cette mesure visait initialement à préserver les éléments pour les réinstaller dans un nouvel immeuble, projet finalement abandonné. La boulangerie illustre ainsi les enjeux de conservation du patrimoine artisanal parisien, souvent menacé par les rénovations urbaines. Aujourd’hui, le site reste une propriété privée, soulignant la fragilité des décors commerciaux historiques face aux mutations de la ville.
Les carreaux de céramique, marqués du nom d’A. Ebel, et les fresques célestes du plafond reflètent l’influence des mouvements artistiques de l’époque, mêlant symbolisme et fonctionnalité. L’atelier Benoist et Fils, spécialisé dans les décors intérieurs, a ici signé une réalisation emblématique des boulangeries parisiennes du début du XXe siècle, où l’art servait aussi à valoriser l’image des commerces de bouche. La localisation approximative (notée 6/10 en précision) et l’absence de protection étendue au bâti extérieur renforcent l’importance de ce classement partiel.