Frise chronologique
1857
Début des percées
Début des percées
1857 (≈ 1857)
Décret pour la section F (Faubourg-Saint-Honoré).
1862-1868
Extensions successives
Extensions successives
1862-1868 (≈ 1865)
Décrets pour les sections E, D et C.
1906-1919
Résidence de Proust
Résidence de Proust
1906-1919 (≈ 1913)
Marcel Proust écrit *À la recherche du temps perdu*.
1926
Achèvement final
Achèvement final
1926 (≈ 1926)
Jonction avec le boulevard des Italiens.
1951
Attentat contre la banque Worms
Attentat contre la banque Worms
1951 (≈ 1951)
Immeuble du no 45 visé.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Georges Eugène Haussmann - Préfet de la Seine |
Concepteur du boulevard, homonyme de la voie. |
| Marcel Proust - Écrivain |
A vécu au no 102, y écrivit son œuvre majeure. |
| Gustave Caillebotte - Peintre et mécène |
Vécut au no 31, peignit des vues du boulevard. |
| Geneviève Straus - Salonnière |
Réunit l’élite artistique au no 134. |
| Georges Gosnat - Résistant |
Dirigea France-Navigation au no 1 (aide aux républicains espagnols). |
Origine et histoire
Le boulevard Haussmann est une voie parisienne emblématique, conçue sous le Second Empire par le préfet Haussmann pour relier les Grands Boulevards au mur des Fermiers généraux. Long de 2 530 mètres, il traverse les 8e et 9e arrondissements, reliant le boulevard des Italiens à l’avenue de Friedland. Son tracé fut réalisé par des maçons de la Creuse, et il symbolise la modernisation de Paris avec ses immeubles cossus et ses grands magasins comme les Galeries Lafayette et le Printemps.
Le boulevard porte le nom de Georges Eugène Haussmann (1809-1891), préfet de la Seine et artisan des transformations urbaines de Paris. Son percement, entamé dès 1857, s’est étalé sur plusieurs décennies, avec des sections achevées jusqu’en 1926. Haussmann lui-même dut ordonner la destruction de sa maison natale pour permettre son tracé. Ce boulevard incarne l’urbanisme haussmannien, mêlant circulation, prestige et fonctionnalité.
Le boulevard Haussmann abrite des bâtiments historiques, comme l’hôtel Commodore (siège de l’Einsatzstab Reichsleiter Rosenberg pendant l’Occupation), l’appartement de Marcel Proust (no 102), ou encore des sièges de banques (Société générale, Lazard). Il est aussi marqué par des attentats, comme celui de 1951 contre la banque Worms, et des lieux culturels, tels le musée Jacquemart-André (no 158).
Des personnalités comme Gustave Caillebotte, qui y vécut et peignit des vues depuis son balcon (no 31), ou Geneviève Straus, dont le salon réunissait l’élite artistique et politique (no 134), ont marqué son histoire. Le boulevard est aussi cité dans des œuvres littéraires (À la recherche du temps perdu) et musicales (chansons d’Alain Souchon ou Nekfeu).
Aujourd’hui, le boulevard Haussmann reste un symbole de Paris, alliant patrimoine historique, commerce de luxe et mémoire urbaine. Son tracé et ses immeubles reflètent l’ambition haussmannienne : une ville aérée, monumentale et fonctionnelle, malgré les controverses liées à ses destructions initiales.