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Bourse du Travail dans les Alpes-Maritimes

Bourse du Travail

  • 37 Rue Pairolière
  • 06300 Nice
Bourse du Travail
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Bourse du Travail
Crédit photo : mpd01605 from Paris, France - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
37 Rue Pairolière 06300 Nice

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1574-1580
Construction initiale
25 juin 1584
Inauguration
1679-1684
Embellissement par Grigho
1758-1760
Façade baroque d’Agliaudi
1792
Vandalisme révolutionnaire
1893
Devenir Bourse du Travail
10 décembre 1949
Classement monument historique
2009
Accord municipal-CGT
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Bourse du Travail : inscription par arrêté du 10 décembre 1949

Personnages clés

Emmanuel-Philibert de Savoie - Duc de Savoie Commanditaire des fortifications ayant entraîné le déplacement du conseil.
Marc-Antoine Grigho - Architecte monégasque Auteur de l’escalier et du portail en marbre (1679-1684).
Ignazio Agliaudi di Tavigliano - Architecte baroque Concepteur de la façade de 1758, inspiré de Juvarra.
Filippo Juvarra - Architecte influent Inspiration pour la façade d’Agliaudi via un projet turinois.
Pietro Bensa - Maître maçon En conflit pour les statues non réalisées en 1760.

Origine et histoire

Le palais communal de Nice, actuel siège de la Bourse du Travail, fut initialement construit entre 1574 et 1580 pour abriter le conseil municipal, déplacé de la ville haute vers la ville basse après l’extension des fortifications du château. Sa façade sobre, sans ornement, reflétait une architecture utilitaire. Le bâtiment, en forme de L inversé, fut inauguré en 1584 sur un groupe de maisons acquises près du couvent franciscain.

Au XVIIe siècle, les consuls niçois entreprirent d’embellir le palais. En 1670, l’architecte ducal Jean-André Guiberto intervint, bien que ses réalisations précises restent mal connues. En 1679, Marc-Antoine Grigho, architecte du prince de Monaco, y ajouta un escalier intérieur à volées droites, un vestibule voûté et un portail monumental en marbre d’ordre toscan, sculpté par les Monégasques Dominique et François Mulciano entre 1680 et 1684. Grigho modifia aussi les fenêtres de la façade latérale, marquant une première phase d’enrichissement décoratif.

En 1758, Ignazio Agliaudi di Tavigliano, disciple de Filippo Juvarra, conçut une nouvelle façade baroque pour l’aile d’entrée, s’inspirant des palais turinois. Ce projet, qui devait inclure quatre statues jamais réalisées en raison d’un conflit avec le maître maçon Pietro Bensa en 1760, introduisit des pilastres ioniques, des motifs en relief et une balustrade, typiques du baroque piémontais. Ces transformations reflétaient l’influence architecturale de Turin, alors capitale des États sardes.

Le palais connut des bouleversements politiques : vandalisé en 1792 par les troupes françaises révolutionnaires, il fut temporairement transformé en école sous le Consulat. Rétabli comme hôtel de ville en 1814 lors de la Restauration sarde, il vit le vœu de Nice y être prononcé en 1832 et reçut une horloge en 1840. Le conseil municipal le quitta définitivement en 1868 pour l’ancien hôpital Saint-Roch.

Devenu la Bourse du Travail en 1893, le bâtiment fut occupé par la CGT pendant plus d’un siècle. Classé monument historique en 1949, ses façades furent rénovées en 1978 grâce à des subventions publiques. En 2009, un accord entre la municipalité et la CGT permit son transfert contre des locaux neufs, révélant un état intérieur dégradé. Des vestiges de l’église franciscaine du XIIIe siècle subsistent à l’arrière du palais.

Liens externes

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