Transition artisanale Vers 1870 (≈ 1870)
Installation de la famille Cocu et passage à la tabletterie.
Fin du XVIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale Fin du XVIIIe siècle (≈ 1895)
Édification de l'atelier du tisserand à cette période.
Début du XIXe siècle
Développement du tissage
Développement du tissage Début du XIXe siècle (≈ 1904)
Apogée de l'artisanat textile avec environ 450 métiers à tisser.
1914
Changement d'activité
Changement d'activité 1914 (≈ 1914)
Abandon de la tabletterie pour un débit de boisson-épicerie.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Atelier de tisserand, sur la rue des Jardins ; bâtiment qui lui est accolé, sur la rue des Jardins ; maison d'habitation en fond de cour (cad. AC 89) : inscription par arrêté du 22 avril 1992
Personnages clés
Famille Cocu
Propriétaire de la boutique à partir d'environ 1870, illustrant la transition des activités locales.
Origine et histoire de la Boutique de tisserand
Le terme « boutique » désigne ici l'atelier du tisserand. Occupée dès sa construction, à la fin du XVIIIe ou au début du XIXe siècle, elle abrita un serger, tisserand d'étoffes de laine croisée. Le tissage des serges fut l'artisanat prédominant des villages du plateau picard jusqu'au milieu du XIXe siècle, notamment à Hardivillers, qui au XVIIIe siècle fut chef-lieu d'un bureau de fabrique regroupant environ 20 paroisses et 450 métiers à tisser battants. La généalogie des propriétaires, avec la famille Cocu installée à partir d'environ 1870, illustre la transition des activités locales : de l'artisanat textile à la tabletterie, puis aux petits commerces ruraux. Les derniers membres de cette famille abandonnèrent la tabletterie vers 1914 pour tenir un débit de boisson-épicerie dans la maison accolée à la boutique.