Autorisation de la briqueterie 1829 (≈ 1829)
Fondation par les frères Virebent
vers 1858
Introduction du grès cérame
Introduction du grès cérame vers 1858 (≈ 1858)
Modernisation par Gaston Virebent
1925
Mort de Gaston Virebent
Mort de Gaston Virebent 1925 (≈ 1925)
Fin de sa direction
1965
Arrêt de la production artisanale
Arrêt de la production artisanale 1965 (≈ 1965)
Fermeture définitive
21 décembre 1984
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 21 décembre 1984 (≈ 1984)
Protection des vestiges et villa
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Restes de la briqueterie ; villa à l'italienne et bâtiment comportant les écuries, la maison du contremaître et celle du roulage ; jardin avec ses fabriques et ses sculptures (cad. C 72 à 82, 116 à 119) : classement par arrêté du 21 décembre 1984
La briqueterie du domaine de Miremont, fondée au 2e quart du XIXe siècle à Launaguet, fut autorisée en 1829 par les frères Virebent. Son succès reposait sur un procédé mécanique innovant et une technique d'appliques décoratives en terre cuite, incluant des moules pour objets volumineux. L’usine devint un acteur clé de l’ornementation architecturale toulousaine, avec des productions comme la célèbre frise des archers de Darius ornant ses écuries.
Vers 1858, Gaston Virebent introduisit la fabrication de grès cérame et de terre cuite émaillée, modernisant l’activité. Il dirigea le site jusqu’à sa mort en 1925, suivi par l’un de ses fils qui maintint une production artisanale jusqu’en 1965. Les vestiges conservent des éléments emblématiques : une cheminée carrée des années 1870, un four circulaire en terre crue du XIXe siècle, des fours à émaux, et un atelier de moules avec des modèles historiques.
Le domaine inclut aussi une villa à l’italienne et des bâtiments utilitaires (écuries, logement du contremaître), décorés de céramiques produites sur place. Ces réalisations, comme la frise des archers ou les sculptures du parc, illustrent l’influence stylistique de la briqueterie sur l’architecture locale. Classée Monument Historique en 1984, la briqueterie témoigne de l’innovation industrielle et artistique de la famille Virebent, liée à l’architecte Auguste Virebent.
Les éléments protégés comprennent les restes industriels, la villa, les écuries, et le jardin avec ses fabriques (décors architecturaux). La localisation exacte, près de la route de Bessières (proche de L’Union), reste approximative, avec une précision cartographique jugée a priori satisfaisante (niveau 6/10).