Briqueterie des Chauffetières à L'Hôme-Chamondot dans l'Orne
Briqueterie des Chauffetières
61290 L'Hôme-Chamondot
Propriété privée
Frise chronologique
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1760
Première attestation
Première attestation 1760 (≈ 1760)
La briqueterie est décrite dans l'Encyclopédie.
1793
Mention historique
Mention historique 1793 (≈ 1793)
La briqueterie est mentionnée et appartient au marquis de Gontaud-Biron.
Début du XIXe siècle
Extension des installations
Extension des installations Début du XIXe siècle (≈ 1904)
Ajout d'un second four et d'une halle.
1920
Reprise par la famille Fontaine
Reprise par la famille Fontaine 1920 (≈ 1920)
La famille Fontaine commence l'exploitation de la briqueterie.
1984
Modernisation des installations
Modernisation des installations 1984 (≈ 1984)
Aménagement d'un hangar pour la préparation et le séchage.
1990
Destruction d'un four
Destruction d'un four 1990 (≈ 1990)
Un des deux fours de la briqueterie est détruit.
9 juin 1995
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 9 juin 1995 (≈ 1995)
Les deux pièces de séchage et le four subsistant sont inscrits.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les deux pièces de séchage, ainsi que le four subsistant (cad. A 133) : inscription par arrêté du 9 juin 1995
Personnages clés
Marquis de Gontaud-Biron
Propriétaire de la briqueterie en 1793
Famille Fontaine
Exploitants de la briqueterie depuis 1920
Origine et histoire
La briqueterie des Chauffetières est située à L'Hôme‑Chamondot (Orne), à 3 km au nord du bourg et à 1,4 km au nord‑est de l'église Sainte‑Madeleine et du château de La Ventrouze. Attestée en 1760 (décrite dans l'Encyclopédie) et mentionnée en 1793, elle appartenait alors au marquis de Gontaud‑Biron ; à l'origine elle se composait d'un four, d'une halle, d'un logement et d'une étable, et un second four et une halle y furent ajoutés au début du XIXe siècle. Exploitée depuis 1920 par la famille Fontaine, la briqueterie produit des briques flammées destinées principalement aux chantiers de restauration des monuments historiques. L'argile est extraite sur place et sert à fabriquer des briques moulées à la main (environ 1 000 par jour) ou par presse mécanique (environ 2 000 par jour). Un des deux fours a été détruit en 1990 ; le four subsistant, installé sous l'une des halles, est un four intermittent à flamme directe, à laboratoire non voûté, muni d'un foyer et de deux canaux de chauffe. Le remplissage du four s'étale sur quatre jours ; il est progressivement chauffé (petit feu pendant deux jours, puis grand feu trois jours), puis, après extinction du foyer, recouvert de terre pendant huit jours ; sa capacité est d'environ 17 000 briques et une fournée nécessite environ soixante stères de bois. La briqueterie dispose d'un hangar aménagé vers 1984 pour la préparation et le séchage, abritant mélangeuse, nettoyeuse et mouleuse, ainsi qu'une pièce de séchage capable de contenir 17 000 briques. L'activité s'étend généralement de mai à novembre et la fabrication consomme aussi près de 30 m³ de terre par fournée. Les deux pièces de séchage et le four subsistant sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du 9 juin 1995.