Construction de la croix XVIe siècle (≈ 1650)
Période d'édification estimée du calvaire.
1899
Tempête endommage la croix
Tempête endommage la croix 1899 (≈ 1899)
Dégradations nécessitant une restauration.
1902
Représentation par Auguste Bellanger
Représentation par Auguste Bellanger 1902 (≈ 1902)
Peinture *Convoi mortuaire à Trescalan*.
1925
Classement monument historique
Classement monument historique 1925 (≈ 1925)
Inscription officielle au titre des monuments.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Croix de Brogard à Trescalan : inscription par arrêté du 21 décembre 1925
Personnages clés
Auguste Bellanger - Peintre (1862–1933)
A représenté la croix en 1902.
Origine et histoire
La croix de Brogard, aussi appelée calvaire de Fourbihan, est une croix monumentale érigée au XVIe siècle sur la commune de La Turballe, en Loire-Atlantique (région Pays de la Loire). Son nom provient du breton Brogard (« la colline du cairn ») et Fourbihan (« le petit four »). Elle rappelle les enclos paroissiaux du Finistère par son style architectural, avec un Christ sous un dais, entouré de la Vierge, de Marie-Madeleine, et d’une Vierge à l’Enfant au revers. Les figures de saint Laurent (avec son gril) et saint Étienne (tenant une palme) complètent l’iconographie.
Endommagée par une tempête en 1899, la croix fut restaurée grâce à l’initiative des habitants des quartiers de Brogard et Fourbihan. Elle se dresse sur la place du Poulloué, autrefois une mare collective (« grand bouillon ») où les femmes lavaient leur linge. Aujourd’hui, cette place est aménagée en parking. La croix est classée monument historique depuis 1925, soulignant sa valeur patrimoniale.
Le quartier de Trescalan, où elle se situe, concentrait 60 % des croix monumentales de La Turballe, souvent placées aux carrefours, près des manoirs ou des églises. Ces croix servaient de repères spirituels et communautaires. La croix de Brogard est également représentée dans une œuvre d’Auguste Bellanger (1902), Convoi mortuaire à Trescalan, conservée au Musée des marais salants de Batz-sur-Mer.
Son inscription dans le recueil Croix et calvaires de Bretagne (1949) met en avant son style « ordinaire avec figures groupées », typique des croix bretonnes du XVIe siècle. Le Christ y est décrit aux bras horizontaux, abrité sous un fronton soutenu par des accolades, tandis que les saints locaux rappellent les dévotions populaires de l’époque.
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