Fondation des bureaux 1667-1675 (≈ 1671)
Création initiale des bureaux du Génie et des Ponts et Chaussées.
1810
Construction maison privée
Construction maison privée 1810 (≈ 1810)
Construction d'une maison privée après le morcellement de l'habitation Larochetière.
XVIIIe siècle
Transformation en sucrerie
Transformation en sucrerie XVIIIe siècle (≈ 1850)
L'emplacement devient l'habitation-sucrerie Hardy-Desruisseaux.
1851
Vente à la colonie
Vente à la colonie 1851 (≈ 1851)
Le terrain est vendu à la colonie et transformé en hospice civil.
1855
Échange contre caserne
Échange contre caserne 1855 (≈ 1855)
Le terrain est échangé contre une ancienne caserne pour devenir les bureaux du Génie et des Ponts-et-Chaussées.
8 mai 1902
Destruction par éruption
Destruction par éruption 8 mai 1902 (≈ 1902)
L'éruption de la Montagne Pelée détruit l'établissement administratif.
1988
Début des fouilles
Début des fouilles 1988 (≈ 1988)
Campagnes de fouilles archéologiques commencées en décembre 1988.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les ruines (cad. C 449) : classement par arrêté du 12 décembre 1996
Origine et histoire
Le bureau du Génie et des Ponts et Chaussées, monument historique des Antilles, est situé rue Levassor à Saint‑Pierre en Martinique, face à la maison coloniale de santé. Les ruines actuelles résultent de l'éruption de la Montagne Pelée du 8 mai 1902 ; selon un plan de 1868, l'ensemble s'organisait sur trois terrasses superposées. La partie haute comportait une élévation à un étage dominant un escalier monumental à double cascade aboutissant à un bassin. La terrasse intermédiaire comprenait deux bassins disposés de part et d'autre, et la partie inférieure accueillait deux pavillons d'angle. Les bureaux ont été fondés entre 1667 et 1675 et, au XVIIIe siècle, l'emplacement devint l'habitation‑sucrerie Hardy‑Desruisseaux. Après le morcellement de l'habitation Larochetière et la construction d'une maison privée en 1810, le terrain fut vendu à la colonie en 1851 et transforma en hospice civil. En 1855, il fut échangé contre une ancienne caserne pour devenir les bureaux du Génie et des Ponts‑et‑Chaussées ; à partir de 1862, le site n'abrita plus que le service du Génie. L'Atlas des Bâtiments Militaires daté du 10 avril 1868 fournit le plan, les élévations et les coupes des constructions, qui subiront peu de modifications jusqu'en 1902. Après la destruction de l'établissement administratif par l'éruption, le lieu fut ensuite utilisé pour l'élevage de coqs de combat et la production de cassave. Des campagnes de fouilles commencées en décembre 1988 ont permis de nombreuses découvertes et, depuis juillet 1989, le site est exploité comme chantier‑école d'archéologie historique. Les vestiges visibles incluent l'entrée, l'escalier central, le bâtiment central et le seul bâtiment en état avec son intérieur, les deux bassins de la terrasse intermédiaire, des étables, d'anciens logements et les ruines de la demeure principale offrant une vue d'ensemble sur la terrasse supérieure.