Occupation française septembre 1914 (≈ 1914)
Prise de la butte par les troupes françaises.
décembre 1914
Explosion de la mine allemande
Explosion de la mine allemande décembre 1914 (≈ 1914)
Ensevelissement d’une compagnie de Zouaves.
1942
Fusillade d’otages
Fusillade d’otages 1942 (≈ 1942)
Six otages exécutés par les Allemands.
2 avril 2002
Inscription aux Monuments historiques
Inscription aux Monuments historiques 2 avril 2002 (≈ 2002)
Protection officielle du site mémoriel.
6 avril 2023
Confirmation de l’inscription
Confirmation de l’inscription 6 avril 2023 (≈ 2023)
Décision définitive de la cour administrative.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La butte (cad. A 31) : inscription par arrêté du 2 avril 2002
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage nommé dans les sources
Les archives citées ne précisent aucun nom.
Origine et histoire
La butte des Zouaves, située à Moulin-sous-Touvent dans l’Oise, est un lieu chargé d’histoire lié aux deux guerres mondiales. Occupée par les troupes françaises dès septembre 1914, elle se trouvait sur la ligne de front entre Tracy-le-Val et la ferme de Maison-Rouge. En décembre 1914, une compagnie entière de Zouaves y fut ensevelie par l’explosion d’une mine allemande, marquant durablement ce site comme un symbole des sacrifices de la Première Guerre mondiale.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, la butte devint à nouveau un lieu tragique : en 1942, six otages y furent fusillés par les Allemands. Ces événements, combinés à son rôle dans la Résistance française, ont renforcé sa dimension mémorielle. Le site fut inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques le 2 avril 2002, reconnaissant ainsi son importance patrimoniale et symbolique.
Depuis 2010, la butte des Zouaves fait l’objet d’une contestation juridique concernant son périmètre de protection. Une entreprise voisine, la société Gurdebeke, a demandé la réduction de ce périmètre de 500 à 150 mètres, arguant de travaux d’historiens locaux remettant en cause l’authenticité du lieu. Après plusieurs recours et décisions contradictoires (notamment l’annulation de l’inscription par le tribunal administratif d’Amiens en 2019, puis sa confirmation définitive par la cour administrative d’appel de Douai en 2023), le site reste protégé en raison de son attachement aux mémoires des deux conflits mondiaux.
La butte illustre ainsi les tensions entre préservation patrimoniale et enjeux économiques contemporains, tout en incarnant un héritage douloureux partagé par les générations successives. Son statut actuel de Monument historique, malgré les polémiques, témoigne de son ancrage dans la mémoire collective nationale.