Frise chronologique
1841
Date gravée sur le porche
Date gravée sur le porche
1841 (≈ 1841)
Porche d'entrée de la ferme
1968
Protection au titre des sites
Protection au titre des sites
1968 (≈ 1968)
Première mesure de préservation
années 1970 et 1990
Restaurations majeures
Restaurations majeures
années 1970 et 1990 (≈ 1990)
Modifications des faîtages et toitures
1991
Inscription de la grange
Inscription de la grange
1991 (≈ 1991)
Protection partielle du monument
10 mai 1995
Classement monuments historiques
Classement monuments historiques
10 mai 1995 (≈ 1995)
Protection complète des cabanes et façades
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures de la grange ; porche sur la cour (cad. A 557) : inscription par arrêté du 27 décembre 1991. Cabanes en pierre sèche (cabanes juxtaposées, cabane circulaire et cabane sur plan carré) ; façades et toitures de la maison d'habitation (cad. A 557) : classement par arrêté du 10 mai 1995
Personnages clés
| François Poujardieu - Auteur et chercheur |
Études sur les cabanes en pierre sèche |
| Propriétaire anonyme (début XXe) - Grand-père de l'exploitant actuel |
Construction ou remaniement attribué |
| Visiteur anonyme (avant 1968) - Initiateur de la protection |
Proposition de classement du site |
Origine et histoire
Les Cabanes du Breuil sont des dépendances agricoles d’une ferme située au lieudit Calpalmas, à Saint-André-d'Allas (Dordogne). Datant du XIXe siècle, voire du début du XXe, elles se distinguent par leurs voûtes encorbellées en pierre sèche et leurs toitures de lauses, typiques du Sarladais. Leur architecture homogène suggère une construction simultanée ou par un même artisan.
À l’origine, ces cabanes servaient de dépendances à une ferme dont la grange porte la date de 1841. Leur appellation actuelle, « Cabanes du Breuil », provient d’une confusion avec un hameau voisin, popularisée par la littérature touristique à partir des années 1970. Elles furent d’abord protégées comme site en 1968, puis classées monuments historiques en 1995, après une proposition de visiteur.
Les cabanes ont subi des restaurations dans les années 1970 et 1990, modifiant certains faîtages pour uniformiser leur apparence. Leur disposition en arc de cercle autour de la ferme, avec des toitures reliées, reflète une organisation fonctionnelle. Une fausse cheminée, ajoutée en 1988, met en scène des objets familiaux, tandis que leur notoriété s’est accrue grâce au cinéma (ex. : Jacquou le Croquant, Les Misérables).
Bien que des légendes évoquent une origine médiévale liée aux Bénédictins de Sarlat, aucun document probant ne le confirme. Les cadastres et les recherches locales (comme celles de François Poujardieu) situent leur construction entre le XVIIIe et le XIXe siècle. Leur unité architecturale et leur technique de pierre sèche les apparentent aux cabanes rurales du Périgord, utilisées comme abris ou ateliers.
Aujourd’hui, les cabanes sont ouvertes à la visite toute l’année, avec des horaires adaptés selon les saisons. Leur préservation illustre l’intérêt pour le patrimoine vernaculaire, tout en soulignant les défis de la restauration et de l’interprétation historique face aux récits populaires.