Frise chronologique
vers 1900
Installation du café
Installation du café
vers 1900 (≈ 1900)
Ouverture sous le nom *Halles-Bar* dans l’immeuble.
1982
Ajout d’un panneau céramique
Ajout d’un panneau céramique
1982 (≈ 1982)
Transfert depuis le *Café de la Poste*.
23 mai 1984
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
23 mai 1984 (≈ 1984)
Protection de la devanture et du décor.
1er quart XXe siècle
Construction des décors
Construction des décors
1er quart XXe siècle (≈ 2025)
Réalisations céramiques par Sarreguemines et Ringuet.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Boulenger - Céramiste |
Auteur des décors en faïence. |
| E. Ringuet et fils - Entrepreneur |
Poseur des éléments céramiques. |
Origine et histoire
Le Café-Bar Le Cochon à l'oreille, situé au 15 rue Montmartre dans le 1er arrondissement de Paris, occupe le rez-de-chaussée d’un immeuble du XVIIIe siècle. Le café y fut installé vers 1900 sous le nom Halles-Bar, avant de devenir Le Singe Pèlerin, puis d’adopter son appellation actuelle. Ses façades en bois et ses décors en céramique, typiques du 1er quart du XXe siècle, en font un témoignage architectural et artistique de l’époque.
Les décors intérieurs, réalisés par les faïenceries de Sarreguemines et posés par l’entrepreneur parisien E. Ringuet et fils, comprennent des frises et panneaux illustrant la vie animée du quartier des Halles. Trois grands panneaux représentent des scènes emblématiques : Les Halles le matin devant l’église Saint-Eustache, L’arrivée du train rue Baltard à 1 heure du matin, et Les Halles après le coup de cloche. Un quatrième panneau, initialement installé au Café de la Poste (rue de la Grande Truanderie), a été transféré au Cochon à l’oreille en 1982.
Classé Monument Historique par arrêté du 23 mai 1984, le site protège spécifiquement sa devanture et son décor intérieur. Les céramistes Boulenger et les entrepreneurs Ringuet et fils ont marqué ce lieu de leur savoir-faire, mêlant artisanat et représentation sociale d’un Paris populaire et commerçant. Aujourd’hui, l’établissement perpétue cette mémoire tout en restant un lieu vivant du patrimoine parisien.