Frise chronologique
limite XIXe-XXe siècle
Construction de l'immeuble
Construction de l'immeuble
limite XIXe-XXe siècle (≈ 1865)
Période de transition architecturale à Paris.
1897
Première mention dans l'Almanach
Première mention dans l'Almanach
1897 (≈ 1897)
Café attesté comme établissement commercial.
vers 1900
Création du décor céramique
Création du décor céramique
vers 1900 (≈ 1900)
Frises et panneaux allégoriques signés D.V.P. Sarreguemines.
23 mai 1984
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
23 mai 1984 (≈ 1984)
Protection du décor intérieur uniquement.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La devanture et le décor intérieur : inscription par arrêté du 23 mai 1984
Personnages clés
| Alexandre Sandier - Dessinateur céramiste |
Auteur des motifs pour D.V.P. Sarreguemines. |
Origine et histoire
Le café-bar de la rue Rambuteau, situé au 3 rue Étienne-Marcel dans le 1er arrondissement de Paris, est installé au rez-de-chaussée d’un immeuble construit à la fin du XIXe siècle. Son existence est attestée dès 1897 dans l’Almanach du commerce, marquant son ancrage dans le paysage parisien de l’époque. Le bâtiment, à la charnière des XIXe et XXe siècles, illustre l’architecture commerciale typique de cette période de transition.
Le décor intérieur, réalisé vers 1900, est une œuvre majeure de la faïencerie D.V.P. Sarreguemines, située alors 28 rue de Paradis à Paris. Les murs latéraux sont entièrement revêtus de carreaux en céramique, ornés de frises végétales en relief (feuillages, rosaces) et de deux panneaux allégoriques représentant La Bière et Le Café. Ces éléments, attribués au dessinateur Alexandre Sandier, témoignent de l’influence de l’Art nouveau dans les lieux publics parisiens.
Classé Monument Historique par arrêté du 23 mai 1984 pour son décor intérieur, ce café-bar incarne l’héritage des établissements typiques de la Belle Époque. La protection concerne exclusivement les éléments céramiques, soulignant leur valeur artistique et historique. L’immeuble, quant à lui, reste représentatif des constructions urbaines de la fin du XIXe siècle, période de profonde transformation de Paris sous l’impulsion des travaux haussmanniens.
La localisation actuelle, bien que notée comme « passable » (niveau 5/10) dans les bases de données, correspond à l’adresse historique du 3 rue Étienne-Marcel. Ce quartier, proche des Halles, était alors un lieu animé de commerce et de sociabilité, où les cafés jouaient un rôle central dans la vie quotidienne. Les photographies disponibles, comme celle de Zoya Bragina sous licence Creative Commons, permettent d’apprécier la conservation partielle de ce patrimoine fragile.