Percée de l'avenue 1869 (≈ 1869)
Création de l’avenue de la Gare (actuelle avenue Charles-de-Gaulle).
1930
Construction maison Art déco
Construction maison Art déco 1930 (≈ 1930)
Maison du n°52 bis par Jean Truchot.
1996
Classement partiel
Classement partiel 1996 (≈ 1996)
Inscription du décor intérieur aux Monuments Historiques.
1er quart XXe siècle
Construction du café
Construction du café 1er quart XXe siècle (≈ 2025)
Période de réalisation du décor Art nouveau.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Décor intérieur (cad. AW 457) : inscription par arrêté du 7 février 1996
Personnages clés
Hector Guimard - Architecte et designer
Auteur des ferronneries Art nouveau (n°25).
Jean Truchot - Architecte-voyer d’Autun
Concepteur de la maison Art déco (n°52 bis).
Claudius Malord - Architecte local
Inspiration des denticules (n°21).
Origine et histoire
Le Café de la Bourse, situé au n°18 de l’avenue Charles-de-Gaulle à Autun (Saône-et-Loire), est un monument du 1er quart du XXe siècle. Il se distingue par son décor intérieur Art nouveau, réalisé dans les années 1910, mêlant plâtres, stucs et menuiseries ornées de motifs floraux. Les miroirs, encadrés de têtes de femmes aux chevelures ondulantes, les radiateurs en fonte, et les lambris à décors végétaux illustrent ce style. Une rosace en plâtre et des corniches décorées d’iris complètent cet ensemble, classé partiellement aux Monuments Historiques en 1996 sous la catégorie « décor intérieur ».
L’avenue Charles-de-Gaulle, où se trouve le café, est une artère majeure d’Autun, percée à partir de 1869 pour relier la gare au centre-ville. Elle remplace l’ancienne rue de la Halle-au-Blé, créée en 1779 pour une salle de spectacles servant aussi de halle aux grains. Cette rue, démolie en 1885, laisse place à une avenue plantée de tilleuls et bordée d’immeubles aux façades Art nouveau et Art déco, comme le n°25 orné de ferronneries signées Hector Guimard. Le café, derrière une façade sobre, cache ainsi un intérieur somptueux, témoin de l’effervescence artistique de l’époque.
Le quartier abrite aussi des vestiges historiques, comme les restes de l’église Saint-Jean-l’Évangéliste (IXe–XVIe siècles), rasée après la Révolution, ou la tour de Jouère, monument gallo-romain disparu au XIXe siècle. Ces strates archéologiques contrastent avec les constructions du début du XXe siècle, dont le Café de la Bourse, symbole de la modernité et du renouveau esthétique d’Autun. Son inscription au patrimoine reflète la volonté de préserver ce témoignage unique de l’Art nouveau en Bourgogne-Franche-Comté.
L’immeuble voisin (n°21) présente une façade éclectique, alliant denticules inspirés de l’architecte Claudius Malord et gardes-corps décorés de marronniers, pavots et tournesols. À proximité, la maison du n°52 bis, construite en 1930 par l’architecte Jean Truchot, illustre le style Art déco avec son entrée monumentale et ses volumes géométriques. Ces réalisations s’inscrivent dans un contexte urbain marqué par la démolition des vestiges anciens au profit d’une esthétique résolument moderne, dont le Café de la Bourse est l’un des fleurons.
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