Café de la Paix à La Rochelle en Charente-Maritime

Patrimoine classé Patrimoine urbain Café classé MH

Café de la Paix à La Rochelle

  • 54 Rue Chaudrier
  • 17000 La Rochelle
Café de la Paix à La Rochelle
Café de la Paix à La Rochelle
Café de la Paix à La Rochelle
Café de la Paix à La Rochelle
Café de la Paix à La Rochelle
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Café de la Paix à La Rochelle
Café de la Paix à La Rochelle
Café de la Paix à La Rochelle
Café de la Paix à La Rochelle
Crédit photo : Gilbert Bochenek - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1651
Maison attestée
1712
Reconstruction des bâtiments
1793
Création du café militaire
1852
Reconstruction du café
1900
Réaménagement du café
1931
Restauration du décor
17 avril 1984
Classement monument historique
7 mars 2022
Inscription supplémentaire
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La salle avec son décor (cad. AC 198) : classement par arrêté du 17 avril 1984 ; L'ancienne salle de cinéma Olympia et la façade sur rue des n° 54 et 56 de la rue Chaudrier, en totalité, comprenant les arcades et la façade du Café de la Paix, situées sur les parcelles n° 198 et 199, figurant au cadastre de la commune, section AC : inscription par arrêté du 7 mars 2022

Personnages clés

Anne Forestier Fondatrice de l'hôpital Saint-Étienne, précurseur du Café de la Paix.
Claude Masse Ingénieur ayant conçu les plans de reconstruction des bâtiments en 1712.
Julien Nassivet Architecte ayant conçu un projet de réaménagement de la chapelle en 1782.
M. Carache Architecte responsable du réaménagement du café vers 1900.
A. Terral Peintre ayant restauré le décor Belle Époque de la salle du café en 1931.

Origine et histoire du Café de la Paix

Le Café de la Paix, situé à La Rochelle (Charente-Maritime), occupe l'emplacement de l'ancien hôpital Saint-Étienne. Après l'épidémie de 1709, Anne Forestier recueillit et soigna des femmes pauvres dans une grande maison déjà attestée en 1651, y faisant aménager une salle pour les malades et une chapelle dédiée à saint Étienne. Rejointe par d'autres bienfaitrices surnommées les Forestières, elle participa également à l'éducation des jeunes filles. Sur les conseils des pères de l'Oratoire, les bâtiments furent reconstruits en 1712 par l'entrepreneur Janno d'après des plans de l'ingénieur Claude Masse ; la première pierre portant une inscription est conservée au musée d'Orbigny-Bernon. Avec l'appui de Mgr de Champflour, l'établissement reçut des lettres patentes en juin 1723, confirmées par le Parlement en 1736. Un projet de réaménagement de la chapelle fut conçu en 1782 par Julien Nassivet. En 1794 les bâtiments furent attribués à l'hôpital général Saint-Louis, qui les vendit ultérieurement ; une partie servit dès la fin du XVIIIe siècle puis au début du XIXe siècle de café militaire, créé en 1793. En 1852, des maisons voisines furent achetées et le café fut reconstruit pour devenir le Café de la Paix ; il fut réaménagé vers 1900 par M. Carache et porte sa dénomination actuelle depuis 1900. Dans la première moitié du XXe siècle, une salle de cinéma fut édifiée au nord du café, l'actuel Olympia (CGR). La salle du café, dont le décor Belle Époque a été restauré en 1931 par le peintre A. Terral, conserve des boiseries de style Empire, des moulures, des peintures florales au plafond, des lustres ciselés et de grands miroirs muraux. La salle est classée monument historique par arrêté du 17 avril 1984, et la salle de cinéma Olympia ainsi que la façade du café ont été inscrites par arrêté du 7 mars 2022.

Liens externes