Frise chronologique
1903
Fondation du Grand Café Faure
Fondation du Grand Café Faure
1903 (≈ 1903)
Création par Louis Faure dans un immeuble.
1904-1906
Décoration par Marentier
Décoration par Marentier
1904-1906 (≈ 1905)
Style éclectique et Art Nouveau appliqué.
1922
Changement de nom
Changement de nom
1922 (≈ 1922)
Deviendra le Café de la Paix.
6 février 1986
Classement monument historique
Classement monument historique
6 février 1986 (≈ 1986)
Protection des façades et du décor intérieur.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ainsi que la salle de café avec son décor (cad. AH 584) : inscription par arrêté du 2 juin 1986
Personnages clés
| Louis Faure - Fondateur |
Créa le Grand Café Faure en 1903. |
| Monsieur Marentier - Décorateur |
Réalisa l'ensemble mural et mobilier (1904-1906). |
Origine et histoire
Le Café de la Paix, situé à Valréas dans le Vaucluse, trouve ses origines en 1903, lorsque Louis Faure fonde le Grand Café Faure au rez-de-chaussée d’un immeuble du XIXe siècle. Ce lieu devient rapidement un espace de sociabilité pour les notables locaux et les trufficulteurs de la région. Entre 1904 et 1906, Faure confie la décoration intérieure à Monsieur Marentier, qui réalise un ensemble mural et mobilier mêlant éclectisme et influences Art Nouveau, préfigurant l’Art déco. Ce décor, aujourd’hui protégé, témoigne du raffinement des cafés-restaurants de l’époque.
Le café adopte son nom actuel, Café de la Paix, en 1922, consolidant sa réputation comme lieu emblématique de Valréas. Son mobilier et sa décoration d’origine, exceptionnellement conservés, illustrent l’évolution des styles entre le XIXe et le XXe siècle. Classé monument historique en 1986, il incarne le patrimoine culturel et social de l’enclave des Papes, reflétant à la fois l’histoire locale et les tendances artistiques de son temps.
L’inscription aux monuments historiques en 1986 porte sur les façades, les toitures, ainsi que la salle du café avec son décor, soulignant la valeur patrimoniale de ce lieu. Propriété privée, le Café de la Paix reste un témoignage vivant de l’art de vivre provençal et de l’importance des cafés comme espaces de rencontre au début du XXe siècle.