Frise chronologique
1980
Tournage du *Coup du parapluie*
Tournage du *Coup du parapluie*
1980 (≈ 1980)
Film de Gérard Oury partiellement tourné ici.
23 mai 1984
Inscription monument historique
Inscription monument historique
23 mai 1984 (≈ 1984)
Protection de la devanture et deuxième salle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La devanture et l'intérieur de la deuxième salle : inscription par arrêté du 23 mai 1984
Personnages clés
| Paul Cézanne - Peintre postimpressionniste |
Habitué du café, proche des Beaux-Arts. |
| Pablo Picasso - Artiste majeur du XXᵉ siècle |
Fréquentait La Palette avec Braque. |
| Georges Braque - Peintre cubiste |
Client régulier aux côtés de Picasso. |
| Ernest Hemingway - Écrivain américain |
A fréquenté le café dans l’entre-deux-guerres. |
| Jim Morrison - Chanteur des Doors |
Y est venu dans les années 1960-70. |
| Jacques Chirac - Ancien président de la République |
Habitué de la terrasse en tant que voisin. |
Origine et histoire
Le Café La Palette est un établissement emblématique du 6e arrondissement de Paris, situé au croisement de la rue de Seine et de la rue Jacques-Callot. Fondé au 2e quart du XXe siècle, il se distingue par son architecture intérieure, notamment une seconde salle ornée de céramiques des années 1930-1940 et de tableaux, dont un représentant les jeunes propriétaires. Sa terrasse, donnant sur la rue Jacques-Callot, en fait un lieu prisé pour son ambiance à la fois historique et vivante.
À l’origine, La Palette était un lieu de rassemblement pour les étudiants des Beaux-Arts voisins, attirant des figures majeures de l’art et de la littérature. Parmi ses habitués célèbres figurent Cézanne, Picasso, Braque, Ernest Hemingway, et plus tard Jim Morrison. Des personnalités contemporaines comme Harrison Ford, Julia Roberts, et Jacques Chirac – alors voisin – y ont également fréquenté la terrasse. Le café a évolué pour devenir un lieu branché, mêlant jeunesse parisienne et touristes, tout en conservant son charme historique.
La devanture et l’intérieur de la deuxième salle du café ont été inscrits aux monuments historiques par un arrêté du 23 mai 1984, reconnaissant ainsi leur valeur patrimoniale. Le lieu a aussi servi de décor pour des œuvres culturelles, comme le film Le Coup du parapluie de Gérard Oury (1980) et le roman Invisible (2009) de Paul Auster, où le personnage principal s’y rend à plusieurs reprises.
Les deux salles du café reflètent son histoire artistique : la première, étroite, sert de bar et est décorée de toiles et de palettes offertes par des clients-artistes, tandis que la seconde, plus spacieuse, arbore six panneaux de céramique illustrant la vie du café dans les années 1930-1940. Ces éléments en font un témoignage vivant de la vie bohème et culturelle parisienne du XXe siècle.