Frise chronologique
vers 1900
Ouverture du café
Ouverture du café
vers 1900 (≈ 1900)
Création sous un nom inconnu, décor original.
23 mai 1984
Classement du décor
Classement du décor
23 mai 1984 (≈ 1984)
Protection des toiles peintes par arrêté.
1997
Changement de nom
Changement de nom
1997 (≈ 1997)
Devenu *Le Grand Prix*.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le décor intérieur : inscription par arrêté du 23 mai 1984
Personnages clés
| E. Mérou - Peintre |
Auteur des allégories des saisons. |
Origine et histoire
Le Café Le Relais du métro, situé au 3 boulevard de Grenelle dans le 15e arrondissement de Paris, est un établissement emblématique du début du XXe siècle. Ouvert vers 1900 sous le nom initial inconnu, il a été rebaptisé Le Grand Prix en 1997. Son décor intérieur, classé Monument Historique par arrêté du 23 mai 1984, se distinguait à l'origine par quatre toiles peintes signées par E. Mérou. Ces œuvres représentaient des allégories des saisons, habillées à la mode de la Belle Époque (1900-1914), un style artistique et vestimentaire marqué par l'optimisme et l'élégance bourgeoise.
Parmi ces toiles, seule Le Printemps reste aujourd’hui visible, les trois autres panneaux (L’Été, L’Automne, L’Hiver) étant masqués par des aménagements postérieurs. La devanture d’origine a quant à elle disparu, effaçant une partie du caractère historique de la façade. Le café illustre ainsi les transformations des lieux de sociabilité parisienne, où les décors Art Nouveau ou néoclassiques ont souvent cédé la place à des modernisations successives, tout en conservant parfois des traces patrimoniales protégées.
L’artiste E. Mérou, peintre des allégories, reste peu documenté en dehors de cette réalisation. Son travail s’inscrit dans la tradition des décors publicitaires ou ornementaux des cafés parisiens, lieux de rencontre privilégiés au tournant du siècle. Ces établissements jouaient un rôle central dans la vie culturelle et sociale, accueillant aussi bien les ouvriers que les bourgeois, dans un quartier comme Grenelle alors en pleine mutation urbaine. Le classement partiel du décor en 1984 souligne l’importance accordée à la préservation des intérieurs commerciaux historiques, souvent négligés au profit des façades.