Cairn de Barnenez à Plouezoc'h dans le Finistère

Patrimoine classé Patrimoine Celtique Cairn

Cairn de Barnenez à Plouezoc'h

  • 220 Barnenes ar Sant
  • 29252 Plouezoc'h
Cairn de Barnenez à Plouezoch
Cairn de Barnenez à Plouezoch
Cairn de Barnenez à Plouezoch
Cairn de Barnenez à Plouezoch
Cairn de Barnenez à Plouezoch
Cairn de Barnenez à Plouezoch
Cairn de Barnenez à Plouezoch
Cairn de Barnenez à Plouezoch
Cairn de Barnenez à Plouezoch
Cairn de Barnenez à Plouezoch
Cairn de Barnenez à Plouezoch
Cairn de Barnenez à Plouezoch
Cairn de Barnenez à Plouezoch
Cairn de Barnenez à Plouezoch
Cairn de Barnenez à Plouezoch
Cairn de Barnenez à Plouezoch
Cairn de Barnenez à Plouezoch
Cairn de Barnenez à Plouezoch
Cairn de Barnenez à Plouezoch
Cairn de Barnenez à Plouezoch
Cairn de Barnenez à Plouezoch
Cairn de Barnenez à Plouezoch
Cairn de Barnenez à Plouezoch
Cairn de Barnenez à Plouezoch
Cairn de Barnenez à Plouezoch
Cairn de Barnenez à Plouezoch
Cairn de Barnenez à Plouezoch
Cairn de Barnenez à Plouezoch
Cairn de Barnenez à Plouezoch
Cairn de Barnenez à Plouezoch
Cairn de Barnenez à Plouezoch
Cairn de Barnenez à Plouezoch
Cairn de Barnenez à Plouezoch
Cairn de Barnenez à Plouezoch
Cairn de Barnenez à Plouezoch
Cairn de Barnenez à Plouezoch
Cairn de Barnenez à Plouezoch
Cairn de Barnenez à Plouezoch
Cairn de Barnenez à Plouezoch
Cairn de Barnenez à Plouezoch
Cairn de Barnenez à Plouezoch
Cairn de Barnenez à Plouezoch
Cairn de Barnenez à Plouezoch
Cairn de Barnenez à Plouezoch
Cairn de Barnenez à Plouezoch
Cairn de Barnenez à Plouezoch
Cairn de Barnenez à Plouezoch
Cairn de Barnenez à Plouezoch
Cairn de Barnenez à Plouezoch
Crédit photo : Auteur inconnu - Sous licence Creative Commons
Propriété de l'Etat

Frise chronologique

Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
XIXe siècle
Époque contemporaine
4300 av. J.-C.
4200 av. J.-C.
100 av. J.-C.
1900
2000
4300–4200 av. J.-C.
Agrandissement du cairn
4700 av. J.-C.
Construction du cairn primaire
1954–1955
Destruction et fouilles
1956
Classement historique
1956–1968
Restauration du cairn
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le tumulus (cad. A 300, 301, 310, 702, 708, 710) : classement par arrêté du 18 janvier 1956

Personnages clés

Pierre-Roland Giot Archéologue ayant dirigé les fouilles de sauvetage et contribué à la restauration du cairn.

Origine et histoire du Cairn de Barnenez

Le tumulus dit cairn de Barnenez, ou Kerdi Bras en breton, est un monument mégalithique néolithique situé au lieu-dit Barnenez, commune de Plouezoc'h, sur la côte nord du Finistère, en Bretagne, et géré par le Centre des monuments nationaux. Long d'environ 75 m, il est formé de deux cairns accolés en pierres sèches qui recouvrent onze dolmens à couloir ; après Newgrange, il constitue le plus grand mausolée mégalithique connu et, avec le cairn III de Guennoc, l’un des plus anciens monuments d’Europe. Le cairn primaire, à l'est, comprend cinq dolmens et a été daté par le radiocarbone vers 4700 avant notre ère, tandis que l'agrandissement occidental, le cairn secondaire, qui abrite six dolmens, a été édifié autour de 4300–4200 avant notre ère. Un troisième cairn voisin, Kerdi Bihan, plus petit et fortement endommagé, se trouve à une centaine de mètres au nord‑ouest et n'a été que partiellement fouillé. Installé sur la presqu'île de Kernelehen, le tumulus repose sur un socle rocheux dominant la baie de Morlaix et culmine à environ 45 m NGF. Sa construction illustre les débuts du mégalithisme atlantique et s'inscrit dans le contexte néolithique de sédentarisation et d'économie de production permettant la grande architecture en matériaux durables. Les cairns dolméniques d'Armorique sont des amas de pierres secs enfermés par des parements successifs; à Barnenez ces parements, parfois nombreux, dessinent une silhouette étagée et ont servi d'échafaudage lors de l'édification. Les matériaux employés comprennent une métadolérite locale, qui domine certains parements internes, et divers granites rapportés de carrières et d'îlots proches, ce qui a conduit à un volume mobilisant plusieurs milliers de tonnes de pierre. Les onze couloirs mesurent de 5 à 14 m ; la plupart sont constitués de murets en pierre sèche supportant des tables de couverture et d'orthostates plaqués contre ces murets, l'exception notable étant le couloir A construit principalement en dalles verticales. Les chambres présentent une grande variété architecturale : certaines sont entièrement mégalithiques avec dalles verticales et table de couverture, d'autres sont en pierre sèche avec voûte encorbellée formant une fausse coupole, et quelques-unes présentent une organisation mixte. Plusieurs encorbellements, notamment dans les chambres F, G et G′, sont parvenus en bon état ; l'appareil se compose de plaquettes granitiques disposées en couches radiales inclinées et maintenues par le remplissage du cairn. Deux dolmens portent des gravures néolithiques — un écusson surmonté d'une gerbe de courbes dans le couloir J et des motifs piquetés (haches triangulaires, arc, signes en U, croix, lignes ondulées et brisées) dans la chambre H — et des traces de peintures polychromes rouges et noires ont été identifiées dans cette même chambre en 2012. Le mobilier découvert est varié mais peu abondant : poteries fines et grossières, lames et armatures de silex, objets en dolérite, céramiques campaniformes, un poignard en cuivre arsénié et charbons qui témoignent d'usages et de réutilisations depuis le Néolithique jusqu'à des phases du Bronze, de La Tène et de l'époque gallo‑romaine. Une importante destruction par des carriers en 1954–1955 éventra plusieurs chambres ; Pierre‑Roland Giot dirigea des fouilles de sauvetage, le cairn fut classé au titre des monuments historiques en janvier 1956 et consolidé et restauré entre 1956 et 1968. Le cairn primaire présente deux parements principaux et un fragment de parement supplémentaire en arrière du parement interne, tandis que le cairn secondaire, construit sur un terrain plus pentu, montre de nombreux parements et contreforts, avec des parements internes en métadolérite et des parements extérieurs en granite. Parmi les dolmens, J est le plus oriental et porte une gravure sous une table, H se distingue par sa construction soignée et ses décors, G et G′ possèdent des couloirs longs et tortueux avec des chambres bien conservées, et F, situé à la jonction des deux ensembles, présente des caractéristiques et des datations qui le rapprochent des dolmens du cairn primaire. Kerdi Bihan, le petit cairn voisin, a été partiellement détruit et n'a livré que quelques tessons néolithiques et silex. Le site est accessible depuis Morlaix et se visite depuis la presqu'île de Kernelehen ; il est géré par le Centre des monuments nationaux qui propose une exposition dans le bâtiment d'accueil. Les dolmens ne se visitent pas intérieurement, mais la partie arrière du cairn secondaire, laissée en l'état après les destructions de 1955, offre une coupe pédagogique montrant quatre chambres aux architectures différentes et permettant d'apprécier sur place la diversité des modes de construction. Plusieurs monographies et articles, notamment les travaux de Pierre‑Roland Giot et de collaborateurs, documentent l'architecture, le mobilier et les campagnes de fouilles du site.

Liens externes